La capture d'animaux sauvages : le chamois

28 avril, 2020
Dans cet article, nous vous proposons une approche des méthodes les plus courantes de capture des ongulés sauvages.
 

La capture des animaux sauvages tels que le chamois n’est pas un but en soi, mais un moyen de gestion, de recherche, de réintroduction ou de déplacement de la faune.

Caputre d’animaux sauvages : le chamois

Méthodes chimiques

La téléanesthésie consiste en l’administration, à distance, d’un médicament anesthésique. La voie que l’on utilise le plus couramment est la voie intramusculaire, avec des fléchettes tirées avec des fusils, des pistolets, des arbalètes ou des sarbacanes, à savoir des armes spécialisées.

On a utilisé différentes combinaisons d’anesthésiques pour capturer les ongulés sauvages, mais il n’existe pas encore de médicament parfait à cet effet.

Méthodes physiques

Il existe diverses méthodes de capture physique, mais aucune n’est parfaite et applicable dans tous les cas.

Les liens

Il s’agit de câbles ou de cordons en nylon qui se referment sur une des extrémités de l’animal lorsque celui-ci active le mécanisme. On les place généralement dans les lieux de passage des troupeaux.

La capture du chamois au moyen de liens
Source : Herrero J, Escudero E, Fernández de Luco D, García-González R. L’ISARD DES PYRENEES

Les filets verticaux

La capture avec des filets verticaux se fait à l’aide de sections de filet d’environ deux mètres de haut et 50 mètres de long, qui peuvent être reliées entre elles jusqu’à ce que la longueur souhaitée soit atteinte. En général, pour diriger les animaux vers le filet déjà placé, on procède à un balayage. Parfois, des filets ont également été placés pour attraper les chamois dans leurs mouvements naturels, sans poursuite préalable.

 
Des filets dans la forêt permettant de capturer les chamois
Source : Herrero J, Escudero E, Fernández de Luco D, García-González R. L’ISARD DES PYRENEES

Les boîtes de piégeage

Il s’agit de boîtes de taille variable, en métal ou en bois. Ils ne peuvent avoir qu’une seule porte, mais il est préférable qu’ils en aient deux, car les chamois sont moins réticents à entrer dans la boîte s’ils voient une sortie de l’autre côté.

Des boîtes à piégeage de chamois
Source : Herrero J, Escudero E, Fernández de Luco D, García-González R. L’ISARD DES PYRENEES

On recommande l’utilisation de pierres de sel comme appât pour attirer les chamois. Le piège est généralement activé automatiquement par un ressort.

Les filets tombants ou descendants

Les filets tombants sont des filets carrés ou circulaires – couvrant une superficie variable – suspendus à des poteaux à une certaine hauteur. Là encore, des appâts sont utilisés pour attirer les chamois, et une fois à l’intérieur, le filet retombe.

L'installation de filets de capture du chamois
Source : Herrero J, Escudero E, Fernández de Luco D, García-González R. L’ISARD DES PYRENEES
 

Afin de capturer, d’identifier et de marquer les paires de femelles avec leurs petits, une modification a été mise au point dans les Alpes italiennes, selon laquelle le filet remonte lorsque le piège est activé, pour empêcher les petits de s’échapper par en dessous. Cette nouvelle modalité a été brevetée sous le nom de Up-net.

Les clôtures

Elles sont constituées de clôtures de filets tombants, bien qu’il existe également des clôtures en métal ou en bois. Lorsque les animaux à capturer se trouvent à l’intérieur de la clôture, un opérateur active le piège.

Des filets de capture du chamois
Source : Herrero J, Escudero E, Fernández de Luco D, García-González R. L’ISARD DES PYRENEES

Une fois à l’intérieur de la clôture, il est nécessaire de les immobiliser, généralement au moyen de réseaux manuels ou de la téléanesthésie.

Les filets de canyon

Ce sont des filets propulsés par une ligne de tubes dans lesquels sont introduits des poids qui, lorsque le mécanisme est activé, tirent le filet derrière eux, passant par-dessus, emprisonnant le chamois.

Il faut utiliser ce système de capture dans les zones dégagées sans végétation.

 

 
  • Herrero J, Escudero E, Fernández de Luco D, García-González R. EL SARRIO PIRENAICO. 3rd ed. Consejo de Protección de la Naturaleza de Aragón; 2019. Pag.: 79-87