Les chats peuvent souffrir d’hyperthyroïdie

6 février 2019
Comment cette maladie se déclare-t-elle chez nos amis félins ?

 

Cela peut nous paraître étrange d’entendre que nos animaux domestiques puissent souffrir des mêmes maladies que nous, mais c’est ainsi. Ici, nous allons vous parler de l’hyperthyroïdie et du lien qu’il peut y avoir entre cette maladie et les chats.

Pour commencer, nous devons d’abord comprendre ce qu’est est cette maladie et comment elle peut affecter nos chats.

Qu’est-ce que l’hyperthyroïdie ?

l'hyperthyroïdie chez le chat

L’hyperthyroïdie est causée par un surmenage de la glande thyroïde, aussi appelée thyroïde.

Cela génère donc un excès d’hormones thyroïdiennes qui sont responsables du contrôle de nombreux processus dans le corps. En cas de surabondance de ces hormones, le corps devient incontrôlable, ce qui peut générer de nombreuses maladies.

Il semblerait qu’1 chat âgé sur 10 est atteint de cette maladie. Cela engendre de très graves problèmes de santé chez les chats touchés.

Cependant, malgré le fait que leur santé puisse se détériorer de manière alarmante, dans la plupart des cas, on peut contrôler cette maladie grâce à un traitement qui mène vers une guérison.

Quelles sont les causes de l’hyperthyroïdie chez le chat ?

L’hyperthyroïdie provoque une accélération du métabolisme du chat. Ainsi, il dépensera son énergie beaucoup plus rapidement et, par conséquent, il perdra du poids tout en ayant davantage d’appétit.

Bien qu’il ait été prouvé que l’hyperthyroïdie puisse être causée par une tumeur maligne, cela ne s’est produit que dans 2% des cas. La cause générale de cette affection n’est donc pas encore connue, aucun point commun n’ayant été trouvé chez les spécimens affectés.

En ce qui concerne l’apparence d’un chat souffrant d’hyperthyroïdie, on a pu observer que ses poils perdent de leur éclat et de leur force.

L’animal aura très soif, il urinera plus souvent et son comportement pourra osciller d’un extrême à l’autre. S’il s’agit un jeune chat, il pourrait sembler qu’il a soudainement vieilli, et s’il est plus âgé, il pourrait avoir la même énergie qu’un chiot.

Certaines causes anormales mais qui peuvent se présenter dans certains cas sont la faiblesse, les vomissements et la diarrhée, la dépression, le stress et les problèmes respiratoires.

Traitement de l’hyperthyroïdie

L’hyperthyroïdie, heureusement, n’est pas une maladie qui va tuer votre chat, car les traitements contre cette maladie sont efficaces. Il en existe 3 types :

Chacun de ces traitements a ses avantages et ses inconvénients :

traiter l'hyperthyroïdie chez le chat

  • Les médicaments, par exemple, sont très efficaces pour contrôler la création d’hormones thyroïdiennes. Ils peuvent également réguler le fonctionnement de la thyroïde, mais pas soigner définitivement la maladie. Ainsi, si vous choisissez cette option, votre chat devra prendre des médicaments à vie.
  • La chirurgie éliminera le problème, car une simple opération permettra d’extraire les glandes thyroïdiennes, ce qui régulera ainsi la production d’hormones. De cette façon, votre chat n’aura plus à prendre de médicaments toute sa vie. Bien sûr, même si une telle intervention chirurgicale est très simple, elle peut comporter des risques.
  • Les ions radioactifs, qui dans ce cas sont appliqués sous forme d’iode, sont très efficaces dans la lutte contre cette maladie. Cette technique a déjà été testée sur des milliers de chats atteints d’hyperthyroïdie et représente un taux de réussite de 100%.
    Le traitement des ions radioactifs consiste à appliquer des injections quotidiennes d’iode radioactif. Ces injections vont permettre d’attaquer les glandes, de les contrôler et de les empêcher de créer plus d’hormones. L’avantage ? En seulement deux semaines, la guérison de votre chat sera totale, sans intervention chirurgicale et sans médicaments à prendre à vie.

N’oubliez pas que si vous avez un animal de compagnie, il est important de le garder sous surveillance tout au long de votre vie pour pouvoir constater rapidement tout changement survenu dans son comportement, puisque dans ce cas, il peut s’agir de symptômes d’une maladie.