Les animaux : ces victimes vénézuéliennes que personne ne connaît

· 30 septembre 2018
La situation au Venezuela est désespérante. En plus d'être une crise dans laquelle il est difficile de trouver du travail, il est aussi impossible de trouver de la nourriture. Pour acheter ce dont elles ont besoin, les personnes reçoivent un ticket et elles doivent ensuite faire une longue queue dans les magasins et les supermarchés. Tout cela pour pouvoir choisir ce qu'il restera. Ainsi, si les personnes sont victimes de cette situation, les animaux le sont aussi.

 

Au Venezuela, les conditions de vie sont très difficiles. Par exemple, une jeune femme de 26 ans a fait la queue pendant trois heures pour ne recevoir qu’un petit sac de farine et un sachet de spaghetti. Triste mais vrai ! La plupart des pays du monde sont conscients de la situation compliquée du Venezuela mais beaucoup oublient qu’il y a aussi des victimes cachées : les animaux.

Si les humains ont du mal à trouver à manger, les animaux passent largement en second lieu.

La situation des animaux au Venezuela, victimes du second plan

les animaux victimes de la situation du Venezuela

Cette situation a poussé bien des propriétaires à abandonner leurs animaux. En effet, de nombreuses personnes ne peuvent plus s’en occuper. C’est une question de survie.

Par exemple, Nina, un boxer très mignon qui paraissait saine et en bonne santé, se trouve maintenant entre la vie et la mort. Elle dort tous les soirs avec son maître et se lève le matin avec le peu de forces qui lui restent. Elle le regarde avec des yeux tristes en se demandant si aujourd’hui elle pourra manger ou pas.

Son maître est un jeune homme sans emploi qui, en plus de Nina, est aussi responsable de ses parents.

Nina a au moins encore un maître et un foyer, chose que tous les animaux n’ont pas là-bas. Les rues du Venezuela sont pleines d’animaux abandonnés. Tels des squelettes vivants qui ne peuvent même pas obtenir quelque chose à manger dans la poubelle.

En revanche, le maître de Nina est triste de s’asseoir pour manger en se disant qu’il n’a rien pour elle. Il a perdu son travail quand son entreprise a fait faillite et survit maintenant avec les 23 dollars de la pension mensuelle de son père.

Le manque d’aliments n’est pas le seul problème du pays. Le peu de nourriture présente dans le pays est vendue à des prix exorbitants que presque personne ne peut payer. Et nous ne parlons même pas de la nourriture pour animaux !

Les animaux abandonnés au Venezuela

Il est difficile de déterminer le nombre d’animaux abandonnés dans les rues de ce pays. Pourtant, les chiffres augmentent de plus en plus.

Le président a fondé en 2014 des centres de refuge animal appelés « Mission Nevado », en l’honneur du chien du héros national, Simon Bolivar. L’objectif était de prendre soin et de protéger les animaux abandonnés. Le problème est que la situation traversée en ce moment par le pays fait qu’il est impossible de prendre en charge tous les animaux.

Par exemple, un des centres accueille déjà plus de 100 animaux et ne cesse d’en recevoir de nouveaux car il faut s’en occuper.

Face à une telle situation, les centres « Mission Nevado » ont pris la décision de faire des ateliers pour les maîtres des animaux. L’objectif est de découvrir d’autres alternatives pour alimenter leurs animaux. Une autre solution est de les faire adopter par des maîtres étrangers. Et de transporter les animaux jusqu’à leur nouveau foyer. Même comme ça, la situation ne s’améliore pas et de plus en plus d’animaux sont abandonnés.

Kathy Quintas travaille dans l’un de ces centres. Elle explique que les gens n’ont déjà plus de nourriture pour les animaux ni pour eux-mêmes. Ils vivent au jour-le-jour et partagent ce qu’il y a pour que tout le monde en ait un peu. Dans le centre où elle travaille, on héberge plus de 200 animaux qui ont été abandonnés.

chat abandonné au Venezuela

Les animaux de compagnie ne sont pas les seules victimes

Les animaux de compagnie, c’est-à-dire les animaux domestiques, ne sont pas les seules victimes de la situation au Venezuela. D’autres petits êtres le sont aussi. Par exemple, dans les hippodromes, les chevaux meurent de faim. Dans les zoos, il est impossible de conserver les espèces qui y vivent. Et encore moins celles ayant besoin d’une alimentation spéciale.

C’est une situation très triste et nous souhaitons tous de tout cœur qu’elle se règle prochainement. Nous le souhaitons tout autant pour les humains que pour les animaux de compagnie. Il est probable que les animaux qui vivent dans la jungle du Venezuela soient mieux alimentés et plus sains face à ce fléau.