Le quetzal : un bel oiseau mystérieux

09 janvier, 2020
Découvrez avec nous ce bel oiseau d'Amérique du Sud !
 

Le quetzal, scientifiquement connu sous le nom de Pharomachrus mocinno, est l’un des oiseaux grimpeurs les plus emblématiques d’Amérique du Sud. Sa couleur et son symbolisme l’ont transformé en l’une des espèces les plus recherchées. Avec tous les préjugés que cette persécution implique.

Étymologiquement, le nom de quetzal provient du terme nahuatl mexicain quetzalli qui signifie « belle plume brillante ». La beauté de cet oiseau, aussi bien au niveau de ses couleurs que de sa minceur, explique pourquoi il était autrefois lié à des divinités. Ainsi, tandis que les Aztèques avaient établi un lien entre cet oiseau et Quetzalcóatl, les Mayas l’avaient associé à Kukúlkan.

La valeur sacrée de ses plumes était telle que seuls les prêtres et les hauts gouverneurs pouvaient les porter.

Morphologie et comportement du quetzal

Même si cet oiseau a une taille moyenne d’environ 40 centimètres, certains exemplaires peuvent mesurer jusqu’à un mètre. La majeure partie de cette taille est due aux plumes caudales. Ce sont les plus précieuses de par leurs dimensions et leur pigmentation éclatante. Cependant, lorsqu’il s’agit de faire une description physique du quetzal, il convient d’établir une distinction entre les femelles et les mâles adultes. Ces derniers se distinguent en effet encore plus en termes de magnificence.

Les mâles possèdent quatre plumes supra-caudales vert émeraude et iridescentes. En fait, en fonction de la lumière du soleil, on peut observer des nuances bleues ou dorées. Ceci donne un aspect sacré à ces oiseaux. Leur ventre est, quant à lui, recouvert de plumes rouge électrique que les femelles n’ont pas. Ces dernières présentent une coloration verte et grisâtre moins frappante.

 

Un autre trait distinctif des femelles est la présence d’un bec noir et d’une queue plus petite, blanche et avec des rayures horizontales noires.

Un quetzal femelle

Le quetzal est aussi connu sous le nom de tepeaguacate en raison de sa prédilection pour les avocats. Son alimentation inclut par ailleurs d’autres fruits comme les mûres ou bien des insectes.

Cet oiseau chante entre les mois de février et de juin, qui coïncident avec sa période reproductive. Son sifflement, très doux, est justifié par une ancienne légende guatémaltèque qui attribue la perte d’intensité du chant du quetzal à la conquête espagnole.

Le quetzal construit son nid dans les petites cavités des troncs. Ce dernier n’est jamais à ras du sol. Chaque femelle y laisse en général deux œufs. Ils seront couvés à tour de rôle par les deux parents tout au long de la journée. L’éclosion des oisillons sans plumes a lieu au bout de 20 jours ; au bout d’un mois, ces petits auront déjà un plumage qui leur permettra d’effectuer de petits vols et de chercher eux-mêmes leur nourriture.

Distribution et état de conservation

Le quetzal vit dans les forêts mexicaines et en Amérique centrale. On remarque sa présence dans des montagnes de plus de 2000 mètres. Il vit dans les arbres de la canopée, même s’il apprécie aussi les arbres en décomposition, les souches et les trous déjà réalisés par d’autres oiseaux.

 

Il est normalement assez inactif et ne fait pas de grands changements au niveau de son habitat. En fait, la végétation luxuriante entretenue par l’humidité constante lui permet d’avoir un bon approvisionnement en fruits tout au long de l’année.

Le quetzal vit en Amérique centrale

Actuellement, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature considère que son état de conservation est proche du statut « menacé ». Paradoxalement, l’attrait et le poids mythologique accompagnant l’origine de cette espèce sont les facteurs qui jouent le plus contre le quetzal. Ils l’ont en effet transformé en oiseau victime de chasse et du commerce illégal.

Une fois capturé, le quetzal est incapable de vivre en captivité : il meurt donc peu de temps après.

Par ailleurs, le changement climatique et la destruction de son habitat ont contribué à la disparition de plus de la moitié de ses lieux de nidification, avec toutes les répercussions que cela entraîne et entraînera pour les populations futures.

 

 
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  • Olguín, M. (2016). Gaceta Digital UNAM. El quetzal, ave al borde de la extinción. Recuperado de http://www.gaceta.unam.mx/20160104/el-quetzal-ave-al-borde-de-la-extincion/