Une caméra a repéré un chat en voie d’extinction en Russie

10 février 2018

Une récente expédition dans la réserve naturelle de l’Altaï, au sud de la Sibérie, a permis une formidable découverte : une caméra a repéré un chat de Pallas. Ce félin, également connu sous le nom de manul, n’est pas souvent aperçu par des yeux humains. De plus, il figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. L’espèce y est qualifiée de « quasi menacée ». Le fait qu’un de ces spécimens ait pu être photographié est donc remarquable.

Découvrez l’histoire derrière la caméra qui a photographié un chat de Pallas

Comme ces chats sont réticents à se montrer aux yeux des humains, et ils ont de bonnes raisons, les chances de voir des images de ces félins dans leur habitat naturel sont minces.

A cette occasion, l’exploit a été réalisé au cours d’une expédition organisée par le Fond mondial pour la nature (WWF), le fond régional de l’argali pour la protection animale et la réserve naturelle de l’Altaï,

Dès lors, puisqu’un chat de Pallas a été photographié, ce qui n’est pas courant, nous vous invitons à admirer ce magnifique félin.

Quelques données sur le manul

Comme vous pouvez le constater, ces animaux peuvent sembler assez grands et dodus. Cependant, ils ont la même taille et le même poids qu’un chat domestique moyen. En fait, ils paraissent de plus grande taille à cause de leur pelage long et dense qui leur permet de supporter les températures froides de leur habitat.

En effet, le manul compte environ 9 000 poils par centimètre carré de peau et ces derniers peuvent atteindre une longueur de 7 centimètres.

Ce mammifère carnivore appartient également à la famille des Félins. Outre la Sibérie, il vit aussi en Mongolie et au Tibet jusqu’à 5 mille mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer.

 Il a été classifié en 1776 par le zoologiste allemand Peter Simón Pallas qui l’a nommé Felis manul. Cependant, il a récemment été découvert au sein du genre Otocolobus.

Une caméra est parvenue à immortaliser l’insaisissable chat de Pallas dans les steppes sibériennes. Aussi connu sous le nom de manul, ce félin trapu et massif est chassé par les braconniers pour son beau pelage épais.

Plus d’informations sur le chat de Pallas

Voici quelques caractéristiques parmi d’autres de ce beau félin :

  • Des pattes et des griffes courtes.
  • Un corps rondelet et massif.
  • Une queue longue, touffue et avec des rayures noires.
  • La couleur du pelage varie du gris cendré au roux.
  • Des yeux avec des pupilles rondes.
  • Des oreilles basses et détachées.
  • Un museau aplati. 

Ces animaux sont également de nature solitaire et chassent généralement aux heures de faible luminosité. Ils se nourrissent principalement de petits rongeurs et d’oiseaux. Bien qu’ils passent une bonne partie de leur journée tapis dans des brèches rocheuses ou des tanières, certains ont été surpris en train de prendre le soleil, comme de vrais chats.

Une espèce pourchassée par les braconniers

chat de Pallas dans les montagnes

La femelle manul donne naissance à 2 à 6 chatons par portée après une période de gestation de 66 à 75 jours. Les petits pèsent environ 90 grammes et sont recouverts d’un pelage épais dès la naissance. Ils atteignent ensuite leur taille adulte à l’âge de six mois.

En captivité, les chats de Pallas peuvent vivre jusqu’à 11 ans. Cependant, même s’ils parviennent à se reproduire dans ces conditions, leurs chances de survie sont minces comme ils sont sensibles aux infections. En effet, leur système immunitaire est peu développé vu que leur habitat naturel isolé ne les expose pas aux virus.

De plus, le manul est un animal victime du braconnage. Ces animaux sont effectivement chassés pour leur pelage. Néanmoins, à cause de leur comportement méfiant, on ne possède pas de données concrètes sur le sujet. Il est également difficile d’estimer le nombre exacte de ces félins qui vivent aujourd’hui sur la planète.

Néanmoins, nous avons pu profiter de belles images grâce à la caméra qui a immortalisé un chat de Pallas se dressant fièrement dans son domaine. C’est en effet appréciable.

Source des photos : Siberian Times (iberiantimes.com/home/)