La triste histoire de Grizz, chien de détection d'explosifs

26 août, 2019
Découvrez donc ce triste récit.
 

Récemment, la police néo-zélandaise a abattu un chien policier de détection d’explosifs qui courrait sur la piste de l’aéroport d’Auckland. Cela a conduit à la condamnation de cet acte par de nombreuses organisations de défense des droits des animaux.

Grizz était un chiot âgé de 10 mois, en stage de formation pour la détection d’explosifs. Un jour, il s’est échappé. Ensuite, ses entraîneurs ont passé plusieurs heures à essayer de le faire sortir de la piste d’atterrissage.

Cet incident a provoqué le retard de 16 vols. Le personnel de l’aéroport a donc demandé à la police de lui tirer dessus. Grizz était à 6 mois d’obtenir son diplôme de chien de détection d’explosifs.

L’ambassadeur de SAFE for Animals, Hans Kriek, a condamné la mort de l’animal. Il a également demandé pourquoi on n’avait pas choisi plutôt de le rassurer. Un porte-parole de l’autorité de l’aviation civile locale (CAA) a déclaré qu’il « ne croyait pas » que cela ait pu être une option possible.

Un chien de détection d'explosifs

Détails de l’affaire, un chien de détection s’est échappé

Grizz s’est échappé vers 4h30 du matin (heure locale) et a commencé à courir vers la piste de l’aéroport d’Auckland. Alors qu’il était dans le programme initial de socialisation avec l’environnement aéroportuaire et donc que ces courses puissent faire partie de la formation, ce fait a déclenché l’activation du Centre des Opérations d’Urgence.

 

Le personnel de l’aéroport a assuré qu’ils avaient tout essayé avant de tirer. Ils lui ont donné de la nourriture et des friandises, des jouets, lui ont présenté d’autres chiens, etc. Rien de tout cela n’a fonctionné.

Le même porte-parole a également déclaré qu’il faisait trop sombre et que la zone était trop grande pour retrouver l’animal et le contrôler rapidement.

Face à ces circonstances difficiles et après avoir retardé près de 20 vols, le personnel du Centre d’Opérations d’Urgence de l’aéroport a décidé de le tuer.

De nombreuses voix se sont élevées pour dire que tirer sur Grizz était une très mauvaise décision. S’il est vrai, comme on le dit, que le personnel de l’aéroport a pourchassé l’animal pendant si longtemps, on aurait très bien pu utiliser un pistolet anesthésiant.

Les services de police eux-mêmes ont accès à ces pistolets tranquillisants. De plus, il semble qu’il y ait aussi un zoo très proche. Il est également censé y avoir des armes anesthésiantes. Il n’est pas justifié d’avoir sacrifié la vie de Grizz.

La formation d’un chien de détection

Chaque chien policier suit un type particulier d’entraînement. Une équipe humaine spécialisée analyse les caractéristiques, les qualités et les capacités du chien. Une fois cette analyse et la reconnaissance sanitaire antérieure effectuées, l’animal est affecté à une spécialité spécifique.

Il peut s’agir de chiens d’assistance, d’aide aux handicapés ou aux malades, de chiens de défense et de protection, de détection de drogues, d’explosifs, d’argent, de chien de sauvetage, etc.

 

Est-ce que tous les chiens en sont capables ? Non, une sélection sévère est effectuée. L’animal doit répondre à certaines exigences que les experts évalueront après avoir pratiqué certains tests. Ils recherchent des chiens désireux de travailler, de collaborer avec leurs guides. Ainsi que des morphologies adaptées au travail d’un chien policier.

La socialisation du chien policier

L’un des points les plus importants de la formation du chien policier est celui de sa socialisation. Si l’animal ne se sent pas bien dans son environnement, il ne sera pas facile pour lui de s’intégrer au nouvel emploi auquel il a été affecté.

N’oublions pas que le chien policier s’expose, tout au long de sa mission, à toutes sortes de désagréments : bruit, circulation, conflits, tumultes, enfants.  Outre les différents types de surfaces, escaliers, terrains glissants, escaliers mécaniques, tapis roulants, obstacles, murs, etc.

Pour tout cela, il est très important que le chien soit bien adapté et socialisé. Entre autres pour lui éviter de futurs traumatismes psychologiques, des phobies ou même une certaine rancune.

Le lien entre le dresseur et le chien

Un chien de détection d'explosifs allongé devant une voiture de police
 

Le lien nécessaire entre le dresseur et le chien passe par les soins quotidiens, le brossage, les promenades et les jeux. Ce sont les premières étapes du programme de formation de chien policier.

Dans d’autres phases, on essaiera de développer le sens olfactif du chien. De quelle manière ? Par exemple, en cachant l’odeur de nourriture (ce que le chien va rechercher) dans certains éléments, tels que les jouets, les balles, etc.

La clé consiste à renforcer les liens entre le chien policier et son dresseur, avec les soins nécessaires, la socialisation et le jeu, afin que l’animal puisse travailler à l’aise et avec enthousiasme jusqu’à sa retraite.

 

Source de l’image principale: www.bbc.com