Comment les requins chassent-ils ?


Rédigé et vérifié par le biologiste Cesar Paul Gonzalez Gonzalez
Les requins sont les organismes aquatiques les plus redoutés au monde. Une grande partie de cette renommée est due à leur taille immense et à leurs mâchoires féroces.
Cependant, ces caractéristiques ne sont pas les seules qui en font d’excellents prédateurs, puisque les requins chassent leurs proies grâce à leurs incroyables stratégies sensorielles et anatomiques.
Ces poissons cartilagineux doivent être ingénieux pour attraper leurs victimes. En effet, l’efficacité de chasse ne dépend pas seulement de la force.
Ces prédateurs doivent faire en sorte de dépenser le moins d’énergie possible tout en mangeant suffisamment. Poursuivez votre lecture pour découvrir quelles sont les stratégies de chasse des requins.
Les outils des requins
Afin de comprendre pourquoi ces requins sont des prédateurs si efficaces, il est nécessaire de passer en revue certaines de leurs caractéristiques physiques.
Ces animaux ont des mâchoires gigantesques et protubérantes, ce qui signifie qu’elles peuvent dépasser leur cavité buccale. Ainsi, pendant la chasse, ils peuvent toujours rattraper leurs victimes si elles tentent de s’échapper.
De plus, les dents de requin sont complexes et peuvent être remplacées en cas de fracture. En effet, leur gueule contient une série illimitée de dents pointues : lorsqu’une dent se casse, une autre la remplace. Si leur proie à un corps dur, ils peuvent la mâcher avec l’assurance que leur mâchoire ne sera pas affectée.
Leur taille leur donne également un avantage concurrentiel, car peu de spécimens peuvent les attaquer. De plus, leurs muscles sont si forts qu’ils peuvent nager à grande vitesse. Cette situation est renforcée par la forme hydrodynamique de leur corps, qui contribue à l’efficacité de la chasse
Ils comptent également sur des mécanismes sensibles capables de détecter n’importe quelle proie, même la nuit. En effet, ils ont des organes sensoriels bien développés, tels que les ampoules de Lorenzini, la ligne latérale et l’odorat.
Grâce à ces sens supplémentaires, ils sont capables de détecter les odeurs, les mouvements et les champs électriques émis par les corps de leurs proies. Étonnant, n’est-ce pas ?

Comment les requins chassent-ils ?
En général, les requins attaquent leur proie par surprise. Ces spécimens ont plus d’un mécanisme sensoriel, donc si l’un d’eux est obstrué ou endommagé, ils seront quand même en mesure d’attraper leur proie. Le processus par lequel les requins chassent peut être divisé en 4 étapes spécifiques :
- Détection : comme premier contact, les requins peuvent recevoir un signal distant qui révèle la présence d’une proie. Il peut s’agir de son odeur, de ses mouvements ou du bruit qu’elle fait.
- Recherche : une fois les premiers indices sur la victime obtenus, le prédateur commence à la suivre et à chercher d’autres preuves de sa présence. Certains spécimens nagent souvent en rond (ou en 8) pour essayer d’obtenir des indices sur leur cible.
- Emplacement : à ce moment-là, les chasseurs connaissent déjà l’emplacement exact de leur proie, ils commencent donc à se diriger prudemment vers elle. Contrairement à la croyance populaire, ils traquent lentement, car cela empêche leur proie de percevoir leur présence.
- Hit and Catch : Lorsque le requin est suffisamment proche de sa victime, il l’attaque avec des mouvements rapides et efficaces pour qu’elle ne puisse pas prendre la fuite. Certaines espèces immobilisent d’abord leurs proies avec une sorte de coup pour les dévorer plus tard sans résister.
La plupart des requins ont tendance à suivre le processus indiqué ci-dessus, mais certains d’entre eux s’y prennent d’une autre manière. En effet, alors que certaines espèces ouvrent simplement la bouche pour aspirer leur proie, d’autres la mordent pour la blesser gravement afin qu’elle ne puisse pas s’enfuir.
Tous ces mécanismes de capture dépendent de la capacité sensorielle du spécimen. Nous vous présentons quelques exemples en fin d’article.
Le corps du requin est important
Les adaptations des requins vont au-delà de leurs sens ou de leur comportement : la forme et la couleur du corps jouent également un rôle important. Si leur ventre est clair et leur dos est sombre, c’est pour que leurs victimes ne puissent pas les identifier dans l’eau.
En effet, les proies situées sous ces animaux voient la couleur blanche de leur ventre qui peut être confondue avec la lumière de la surface. Et celles qui se trouvent au-dessus peuvent confondre leur dos sombre avec le fond de l’océan. Leur coloration représente donc un grand avantage adaptatif pour les requins.
Quelques requins et leur stratégie
Certaines espèces de ces poissons cartilagineux ont un corps de forme différente qui peut leur servir d’outil efficace pour la chasse. En effet, les plus gros spécimens n’attrapent pas leurs victimes comme le font les plus petits. Voici quelques exemples :
- Requin-marteau (genre Sphyrna) : ces spécimens utilisent leur tête pour frapper leurs proies. De cette façon, ils la neutralisent et mettent fin à sa vie d’une manière simple.
- Requin-baleine (Rhincodon typus) : la taille de ces spécimens leur permet d’être peu actifs lors de la chasse, puisqu’ils ne dépendent pas de leur déplacement pour capturer leur nourriture. Pour se nourrir, ils n’ont qu’à ouvrir leur mâchoire et à aspirer une grande quantité d’eau. En d’autres termes, ce sont des filtreurs.
- Requin-citron (Negaprion brevirostris): cette espèce adopte un comportement particulier : elle remue le sable pour créer un écran de fumée qui lui permet d’attaquer ses proies sans qu’elles s’en aperçoivent.
- Grand requin blanc (Carcharodon carcharias) : Bien que la plupart de ces requins chassent séparément, ils restent proches les uns des autres pour attaquer ensemble si nécessaire. Ils profitent ainsi de certains bancs de poissons ou de zones aux ressources abondantes.
- Requin renard (genre Alopias) : la longue queue de ces spécimens est également un outil de chasse, puisqu’ils sont capables de s’en servir comme d’un fouet pour frapper leur proie. On pense que ce mécanisme est si efficace qu’ils peuvent capturer plus d’un poisson à la fois.

En somme, les requins ont des corps parfaitement adaptés à la prédation, ce qui les place au sommet de la chaîne alimentaire. Leur renommée comme animaux dangereux n’est pas seulement due à leur apparence, mais aussi à leur capacité et à leur manière d’attaquer leurs proies.
Il est vrai que ce ne sont pas les espèces les plus charismatiques. Toutefois, cela ne leur ôte pas leur pas leurs capacités fascinantes de conquérir les mers.
Les requins sont les organismes aquatiques les plus redoutés au monde. Une grande partie de cette renommée est due à leur taille immense et à leurs mâchoires féroces.
Cependant, ces caractéristiques ne sont pas les seules qui en font d’excellents prédateurs, puisque les requins chassent leurs proies grâce à leurs incroyables stratégies sensorielles et anatomiques.
Ces poissons cartilagineux doivent être ingénieux pour attraper leurs victimes. En effet, l’efficacité de chasse ne dépend pas seulement de la force.
Ces prédateurs doivent faire en sorte de dépenser le moins d’énergie possible tout en mangeant suffisamment. Poursuivez votre lecture pour découvrir quelles sont les stratégies de chasse des requins.
Les outils des requins
Afin de comprendre pourquoi ces requins sont des prédateurs si efficaces, il est nécessaire de passer en revue certaines de leurs caractéristiques physiques.
Ces animaux ont des mâchoires gigantesques et protubérantes, ce qui signifie qu’elles peuvent dépasser leur cavité buccale. Ainsi, pendant la chasse, ils peuvent toujours rattraper leurs victimes si elles tentent de s’échapper.
De plus, les dents de requin sont complexes et peuvent être remplacées en cas de fracture. En effet, leur gueule contient une série illimitée de dents pointues : lorsqu’une dent se casse, une autre la remplace. Si leur proie à un corps dur, ils peuvent la mâcher avec l’assurance que leur mâchoire ne sera pas affectée.
Leur taille leur donne également un avantage concurrentiel, car peu de spécimens peuvent les attaquer. De plus, leurs muscles sont si forts qu’ils peuvent nager à grande vitesse. Cette situation est renforcée par la forme hydrodynamique de leur corps, qui contribue à l’efficacité de la chasse
Ils comptent également sur des mécanismes sensibles capables de détecter n’importe quelle proie, même la nuit. En effet, ils ont des organes sensoriels bien développés, tels que les ampoules de Lorenzini, la ligne latérale et l’odorat.
Grâce à ces sens supplémentaires, ils sont capables de détecter les odeurs, les mouvements et les champs électriques émis par les corps de leurs proies. Étonnant, n’est-ce pas ?

Comment les requins chassent-ils ?
En général, les requins attaquent leur proie par surprise. Ces spécimens ont plus d’un mécanisme sensoriel, donc si l’un d’eux est obstrué ou endommagé, ils seront quand même en mesure d’attraper leur proie. Le processus par lequel les requins chassent peut être divisé en 4 étapes spécifiques :
- Détection : comme premier contact, les requins peuvent recevoir un signal distant qui révèle la présence d’une proie. Il peut s’agir de son odeur, de ses mouvements ou du bruit qu’elle fait.
- Recherche : une fois les premiers indices sur la victime obtenus, le prédateur commence à la suivre et à chercher d’autres preuves de sa présence. Certains spécimens nagent souvent en rond (ou en 8) pour essayer d’obtenir des indices sur leur cible.
- Emplacement : à ce moment-là, les chasseurs connaissent déjà l’emplacement exact de leur proie, ils commencent donc à se diriger prudemment vers elle. Contrairement à la croyance populaire, ils traquent lentement, car cela empêche leur proie de percevoir leur présence.
- Hit and Catch : Lorsque le requin est suffisamment proche de sa victime, il l’attaque avec des mouvements rapides et efficaces pour qu’elle ne puisse pas prendre la fuite. Certaines espèces immobilisent d’abord leurs proies avec une sorte de coup pour les dévorer plus tard sans résister.
La plupart des requins ont tendance à suivre le processus indiqué ci-dessus, mais certains d’entre eux s’y prennent d’une autre manière. En effet, alors que certaines espèces ouvrent simplement la bouche pour aspirer leur proie, d’autres la mordent pour la blesser gravement afin qu’elle ne puisse pas s’enfuir.
Tous ces mécanismes de capture dépendent de la capacité sensorielle du spécimen. Nous vous présentons quelques exemples en fin d’article.
Le corps du requin est important
Les adaptations des requins vont au-delà de leurs sens ou de leur comportement : la forme et la couleur du corps jouent également un rôle important. Si leur ventre est clair et leur dos est sombre, c’est pour que leurs victimes ne puissent pas les identifier dans l’eau.
En effet, les proies situées sous ces animaux voient la couleur blanche de leur ventre qui peut être confondue avec la lumière de la surface. Et celles qui se trouvent au-dessus peuvent confondre leur dos sombre avec le fond de l’océan. Leur coloration représente donc un grand avantage adaptatif pour les requins.
Quelques requins et leur stratégie
Certaines espèces de ces poissons cartilagineux ont un corps de forme différente qui peut leur servir d’outil efficace pour la chasse. En effet, les plus gros spécimens n’attrapent pas leurs victimes comme le font les plus petits. Voici quelques exemples :
- Requin-marteau (genre Sphyrna) : ces spécimens utilisent leur tête pour frapper leurs proies. De cette façon, ils la neutralisent et mettent fin à sa vie d’une manière simple.
- Requin-baleine (Rhincodon typus) : la taille de ces spécimens leur permet d’être peu actifs lors de la chasse, puisqu’ils ne dépendent pas de leur déplacement pour capturer leur nourriture. Pour se nourrir, ils n’ont qu’à ouvrir leur mâchoire et à aspirer une grande quantité d’eau. En d’autres termes, ce sont des filtreurs.
- Requin-citron (Negaprion brevirostris): cette espèce adopte un comportement particulier : elle remue le sable pour créer un écran de fumée qui lui permet d’attaquer ses proies sans qu’elles s’en aperçoivent.
- Grand requin blanc (Carcharodon carcharias) : Bien que la plupart de ces requins chassent séparément, ils restent proches les uns des autres pour attaquer ensemble si nécessaire. Ils profitent ainsi de certains bancs de poissons ou de zones aux ressources abondantes.
- Requin renard (genre Alopias) : la longue queue de ces spécimens est également un outil de chasse, puisqu’ils sont capables de s’en servir comme d’un fouet pour frapper leur proie. On pense que ce mécanisme est si efficace qu’ils peuvent capturer plus d’un poisson à la fois.

En somme, les requins ont des corps parfaitement adaptés à la prédation, ce qui les place au sommet de la chaîne alimentaire. Leur renommée comme animaux dangereux n’est pas seulement due à leur apparence, mais aussi à leur capacité et à leur manière d’attaquer leurs proies.
Il est vrai que ce ne sont pas les espèces les plus charismatiques. Toutefois, cela ne leur ôte pas leur pas leurs capacités fascinantes de conquérir les mers.
Toutes les sources citées ont été examinées en profondeur par notre équipe pour garantir leur qualité, leur fiabilité, leur actualité et leur validité. La bibliographie de cet article a été considérée comme fiable et précise sur le plan académique ou scientifique
- Martin, R. A., Rossmo, D. K., & Hammerschlag, N. (2009). Hunting patterns and geographic profiling of white shark predation. Journal of Zoology, 279(2), 111-118.
- Garla, R. C., Gadig, O. B., Garcia, J., Veras, L. B., & Garrone-Neto, D. (2017). Hunting tactics of the lemon shark, Negaprion brevirostris, in shallow waters of an oceanic insular area in the western equatorial Atlantic. Neotropical Ichthyology, 15.
- Klimley, A. P., Le Boeuf, B. J., Cantara, K. M., Richert, J. E., Davis, S. F., Van Sommeran, S., & Kelly, J. T. (2001). The hunting strategy of white sharks (Carcharodon carcharias) near a seal colony. Marine Biology, 138(3), 617-636.
- Oliver, S. P., Turner, J. R., Gann, K., Silvosa, M., & D’Urban Jackson, T. (2013). Thresher sharks use tail-slaps as a hunting strategy. PLoS One, 8(7), e67380.
- Gardiner, J. M., Atema, J., Hueter, R. E., & Motta, P. J. (2014). Multisensory integration and behavioral plasticity in sharks from different ecological niches. PLoS One, 9(4), e93036.
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