Découvrez le quokka, l’animal le plus heureux du monde

26 novembre 2019
Le quokka est un petit kangourou qui a récemment été classé comme "vulnérable" par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Grâce à son éternel sourire, il est devenu célèbre. On dit qu'il est "l'animal le plus heureux du monde".

Le quokka a reçu le surnom de « l’animal le plus heureux du monde » en raison du sourire permanent qui se reflète sur son visage. Nous avons voulu en savoir davantage sur cet animal.

Le quokka est un marsupial

Ce petit kangourou appartient à l’espèce Setonix brachyurusIl s’agit d’un marsupial diprotodon qui fait partie de la famille Macropodiae et de l’ordre Diprotodontia.

Les diprotodons représentent un ordre des marsupiaux provenant de l’Océanie. Ce dernier se caractérise par une immense variété d’espèces. Parmi elles, on trouve le kangourou, le koala, le couscous et le petit paresseux à trois doigts.

D’autre part, l’une des caractéristiques intéressantes de cet ordre est que les espèces disposent de deux incisives dans leur mâchoire. De plus, compte tenu du fait que leur origine remonte à l’Oligocène, leur histoire évolutive reflète une grande adaptation à tous les changements successifs. Cela a ainsi donné naissance à une diversité biologique importante.

Histoire du quokka

La première mention du quokka se situe en 1658. A cette époque, on le décrit comme un « chat semblable à un chat d’Algérie mais avec un teint brun ». Quelques décennies plus tard, il a de nouveau été observé et décrit comme « une espère de rat mais de la taille d’un chat ».

Bien qu’il soit généralement connu sous le nom de quokka, les aborigènes lui ont attribué différents noms. Dans la gamme des noms donnés, on trouve Quak-a ou kwoka.

Un quokka avec son éternel sourire

Au niveau taxonomique, il est compris dans le genre Setonix provenant du latin « seta » -traduit comme « truie »- et du grec « onix » -traduit comme « griffe »-. En ce qui concerne le terme « brachyurus », il vient du grec. Il s’agit de l’union de « brachys », qui signifie « court », et « oura » pour la queue.

On pense que le quokka a été séparé très tôt du reste des wallabies du genre Macropus. Par ailleurs, il ne partage pas beaucoup de caractéristiques avec eux. Il a donc été décidé de créer un genre spécifique pour cet animal.

Caractéristiques générales

Le quokka est un animal de petite taille, similaire à celle d’un chat domestique. Son pelage est épais et court, tandis que sa couleur est marron grisâtre, avec des zones plus claires. Son museau n’a pas beaucoup de poils et ses oreilles sont minuscules. En revanche, son étroite queue peut mesurer entre 8 et 31 centimètres de longueur.

Au niveau de la masse corporelle, son poids se situe entre 2,7 et 4,2 kilos. Concernant la longueur de son corps, y compris la tête, elle oscille entre 40 et 54 centimètres. Par ailleurs, on sait que la patte arrière peut mesurer environ 120 millimètres.

Un dimorphisme sexuel légèrement marqué a été observé chez les femelles et les mâles de cette espèce. Les mâles sont effectivement plus grands et plus gros que les femelles. Leur taille varie d’environ 12 millimètres et leur poids d’environ un kilo.

Un couple de quokka dans la nature

Les habitudes alimentaires de cet animal sont principalement herbivoresParmi ses aliments de prédilection, on trouve les feuilles et les pousses. Néanmoins, le régime varie selon la région et la saison de l’année.

En outre, il faut également mentionner que le quokka est un animal nocturne qui vit dans l’est de l’Australie. Plus concrètement, il est endémique de la région sud-ouest de l’Australie qui comprend aussi les îles Rottnest et Bald. Par contre, aucune sous-espèce n’a été signalée jusqu’à présent.

Concernant l’espérance de vie du quokka, en liberté il peut vivre plus de 10 ans, alors qu’en captivité il atteint 14 ans de vie.

Préservation et protection du quokka

En 1996, on inscrit cet animal dans la liste de la « faune rare ou en voie de disparition ». Cette démarche a fait suite à différents risques. Ces derniers comprennent, entre autres, la diminution de l’aire de répartition géographique, la réduction du nombre de populations ainsi que des risques importants tels que la déprédation.

La perte de l’habitat et de la diversité des aliments sont d’autres facteurs également essentiels. En effet, des extinctions localisées ont été enregistrées dans des forêts à cause de la baisse de la diversité des aliments inclus dans leur régime.

En 2013, un programme de récupération de l’espèce à été mis en oeuvre. Celui-ci tient compte des différents risques. Cela va de la prédation par des animaux comme le renard ou les chats sauvages, aux effets engendrés par le changement climatique, la perte de l’habitat ou diverses maladies.

De nos jours, on enregistre un déclin de la population. On l’estime à un total allant de 7500 à 15 000 individus adultes. Par conséquent, l’UICN a classé le quokka dans la catégorie « vulnérable ».

Malgré toutes ses mésaventures, le quokka est un animal qui possède un sourire éternel. De même qu’il donne les sourires, il les reçoit également.