Séparation ou divorce : quel avenir pour mon animal de compagnie ?

12 avril 2019
Un animal de compagnie est un être qui ressent des sentiments, qui souffre et qui peut subir les conséquences d'un divorce, comme cela se produit avec les enfants. Par conséquent, nous devons savoir comment agir dans cette situation pour générer le moins de traumatismes possible.

Fait-il partie de la division des biens ou un système de visites va-t-il être établi ? Qui garde l’animal en cas de divorce ou de séparation ? Dans cet article, nous vous en dirons plus à ce sujet.

Comment un animal de compagnie vit un divorce

Les animaux peuvent sans aucun doute identifier les problèmes émotionnels, les modifications de l’énergie du foyer, et réagir en conséquence. De nombreux animaux dont les propriétaires traversent une séparation se sentent tristes, déprimés et changent parfois même de comportement. Ils peuvent aboyer toute la journée, mordre tout ce qu’ils trouvent sur leur passage, uriner sur le canapé ou avoir des habitudes destructrices avec eux-mêmes (se mordre la queue est un cas très courant).

Les chiens sont les animaux qui souffrent le plus d’une telle situation, car ce sont des êtres très sociaux et familiaux. Ils aiment la routine, la présence de tous les membres du « troupeau » et, surtout, de la tranquillité au niveau émotionnel.

Dans le cas des chats, qui sont plus territoriaux, ils peuvent être affectés par les déménagements et les nouveaux espaces.

Avec qui le chien reste-t-il ?

Au-delà des raisons qui ont conduit à la séparation d’un couple, il est très important de parvenir à un accord concernant l’animal en commun. Ce n’est pas la même chose que de diviser les meubles en parts égales ou de vendre la voiture…

S’il n’est pas possible de le faire en bon terme, il est toujours envisageable de recourir à des moyens judiciaires. Ainsi, un juge pourra déterminer essentiellement avec qui l’animal doit rester.

où va l'animal de compagnie en cas de divorce ?

Tout d’abord, nous devrions savoir comment les animaux sont considérés dans notre pays. Certains codes civils indiquent que les animaux domestiques sont des biens meubles – comme s’il s’agissait d’un lit ou d’un canapé – et, dans d’autres, ils sont considérés comme des êtres vivants et bénéficient généralement du même traitement que les enfants du couple.

Dans le premier cas, il peut être réclamé par l’un des deux membres du couple. Mais si l’animal était déjà la « propriété » de l’une des parties, ce sera cette personne qui aura le droit de le garder. L’autre ne peut pas décider pour l’animal.

Il existe deux types de garde pour l’animal, partagée ou unique. Ce choix dépendra de la situation spécifique du couple en instance de séparation ou de divorce :

1. Garde partagée

Dans le cas où il n’y aurait pas d’accord « amical » entre les parties, le juge pourra établir la garde partagée. Il détermine dans quelle maison l’animal vivra et le régime de visites de l’autre « parent ».

On peut rendre visite à l’animal ou l’emmener dans une autre maison. Tout dépendra de la situation particulière. Certains choisissent même de l’emmener en vacances ou de rester dans une maison la semaine et une autre le week-end.

la garde partagée de l'animal dans un divorce

Gardez à l’esprit que ces changements de logement, d’environnement et de routine peuvent être très stressants pour l’animal. On ne les conseille pas pour les chats, sensibles aux modifications de ce type.

2. Garde unique lors du divorce

On n’y a pas toujours recours à l’amiable. Parfois, un juge est responsable de déterminer qui obtiendra le chien ou le chat. De quoi cela va-t-il dépendre ? Par exemple, qui l’a acheté, qui est principalement responsable de ses soins, qui a le plus d’espace à la maison ou qui passe plus de temps à la maison.

Un autre point important est que lorsque le divorce implique des enfants, l’animal reste généralement dans la même maison que ces derniers. Dans la plupart des cas, c’est la femme (la mère) qui « reste » avec les animaux afin de ne pas déranger les enfants et de réduire les traumatismes liés à la séparation. Cela peut également être pris en compte par le juge lorsqu’il décide de la garde.

Bien entendu, cela ne signifie pas que l’autre partie ne peut pas faire appel de la décision, ni même démontrer un cas de maltraitance ou de négligence que le dépositaire n’est pas en mesure de garantir le bien-être de l’animal. Il est nécessaire de faire un rapport non anonyme dans le bureau correspondant, d’avoir des témoins et des preuves pour le démontrer.

Dans le cas d’un divorce, de nombreux problèmes doivent être résolus. L’animal de compagnie peut être l’une des questions les plus compliquées à gérer, car il s’agit d’un être sensible et non d’un objet. Un bon moyen de choisir avec qui le chien ou le chat doit rester est de reconnaître qui est le véritable « propriétaire ». C’est-à-dire, avec qui l’animal a le plus d’affinités dans le couple.

 

  • Gómez G., L. F., Atehortua H., C. G., & Orozco Padilla, S. C. (2007). La influencia de las mascotas en la vida humana. Revista Colombiana de Ciencias Pecuarias, ISSN-e 0120-0690, Vol. 20, No. 3, 2007, Págs. 377-386.