L’incroyable relation entre une petite fille autiste et son chat

12 juillet 2018

L’histoire d’Iris, petite fille autiste, a fait le tour du monde grâce à ses œuvres d’art. Et l’arrivée de son chat Thula dans sa vie a permis encore plus de progrès.

Iris Grace Halmshaw est une petite britannique de six ans diagnostiquée autiste à l’âge de deux ans. Depuis ce jour, ses parents ont œuvré et lutté pour l’aider et pour qu’elle réussisse à se connecter au monde.

Pourtant, l’avancée la plus importante pour Iris est venue de la patte de son compagnon, Thula, un chat Maine Coon qui a déjà deux ans. Ils sont devenus inséparables, entre autres choses grâce au comportement du petit chat.

La maman d’iris, Arabella Carter-Johnson, a affirmé qu’avant Thula ils avaient eu d’autres animaux. En effet, ils avaient connaissance de la théorie sur les connexions qu’établissent souvent les enfants autistes avec les animaux domestiques. Ils ont d’abord essayé avec des chiens et des chevaux, mais ils n’ont obtenu aucun résultat probant.

Certaines carences de l’enfant

La fillette et son chat

Source de l’image : www.infobae.com

La forme d’autisme d’Iris se caractérise par des cycles de sommeil irréguliers et un comportement obsessif. Elle présente aussi une absence de contact visuel, de l’introspection et un manque de communication. De plus, elle se manifeste par une mauvaise ou faible sociabilité et aucune interaction en jouant, aussi bien avec ses parents qu’avec d’autres enfants. Enfin, elle manque de confiance face à tout ce qui est nouveau ou inconnu.

Le contact entre la petite fille et son chat a eu lieu quand le frère de Arabella s’apprêtait à partir en vacances. il avait alors besoin de quelqu’un pour s’occuper de son chat. Toute la famille a été très surprise de voir comment la petite fille et le chat ont immédiatement établi une vraie connexion. Suite à cette expérience, la maman d’iris a entamé des recherches pour savoir quel type de félin serait le plus approprié pour Iris.

Elle a commencé à s’intéresser aux Maine Coon. Ce sont des félins très gentils, affectueux, intelligents et qui curieusement adorent faire trempette. Ce fut un grand succès. De façon incroyable, quand Thula se trouve avec le reste de la famille, il peut se révéler être un chat espiègle. Mais avec Iris, ce chat semble savoir comment réagir. S’il remarque que quelque chose la préoccupe, par exemple dans la voiture, il s’approche et s’assoit sur ses genoux. Et il y reste jusqu’à ce qu’elle se calme. Si Iris se réveille la nuit, effrayée, il lui tient compagnie jusqu’à ce qu’elle se rendorme.

Une relation étroite

Iris ne parle à personne, n’entre en contact avec personne directement, sauf avec son chat. Avec des mots très simples comme « assis chat »,  ou « encore chat ». Même si c’est peu en apparence, c’est une explosion de joie pour sa famille.

La relation entre le chat et Iris est très étroite. Et elle est telle que sa mère, Arabella, ose à peine croire ce qu’elle voit tous les jours.

la fillette est son chat en train de dormir

Source de l’image : www.elmundo.es

La petite Thula fait partie des races considérées comme les plus intelligentes au monde. De plus, quand on la caresse, son pelage doux ressemble à celui d’une peluche. Son caractère est doux et compatissant, des qualités très importantes pour Iris, l’autisme étant une maladie qui entraîne une grande solitude et peu de sociabilité, communication, imagination, organisation et réciprocité émotionnelle.

Même s’il est certain que pour les enfants autistes ce n’est pas un problème d’améliorer leurs capacités intérieurement; pourtant la petite fille semble posséder un talent particulier pour la peinture, et en cela elle a trouvé un fidèle assistant et ami, son chat thérapeutique, « Thula ».

Thula est parvenue à faire baisser le niveau d’anxiété d’iris et à la rendre plus calme et sûre d’elle. Les mots comme « s’asseoir chat » ne sont pas évidents à entendre chez un enfant autiste. Sa maman explique : « avant nous avions inscrit Iris à une équithérapie, mais ça n’a pas semblé beaucoup l’intéresser ni la stimuler. Puis nous avons eu un chien. Mais ses coups de langue, le mouvement de sa queue et son activité faisaient qu’elle ne sentait pas bien. D’ailleurs, elle ne voulait même pas s’approcher ».

Arabella continue en disant qu' »après divers animaux et thérapies, le hasard a tout changé. Un jour de Noël la compagne de mon frère est venue me dire qu’elle allait faire un voyage à l’étranger et me demander si je pouvais garder sa chatte. J’ai répondu que oui. Quand Thula et Iris se sont rencontrées, j’ai pensé qu’elles avaient eu un merveilleux contact. Et je ne m’étais pas trompée ».

Cette magnifique histoire est suivie par de nombreuses personnes à travers les réseaux sociaux.