Comment améliorer les compétences sociales du chien

· 7 novembre 2018
Les chiens sont capables de reconnaître le sens de nombreux mots. Ils peuvent en outre non seulement recevoir des informations de la part des humains, mais aussi les transmettre à des personnes.

Nous savons déjà que l’intelligence et la réalité émotionnelle des chiens sont complexes. Elles sont parfois similaires à celles que l’être humain développe pendant l’enfance. De nombreuses investigations cognitives démontrent les compétences sociales du chien. Et la manière dont nous pouvons les renforcer.

Compétences sociales du chien : communication avec les humains

Le projet mené par l’éthologue Brian Hane avec son chien Oreo, lequel démontra sa grande intelligence sociale, constitue l’une des expériences les plus intéressantes relative aux compétences sociales du chien.

Les chiens peuvent comprendre nos signaux lorsqu’il ont un objectif communicatif. Il s’agit de la raison pour laquelle certaines races de chiens sont faciles à dresserMais les chiens peuvent-ils produire ces mêmes signaux à notre égard afin d’établir une communication à double sens ?

Pour le vérifier, une personne cache quelque chose dans un panier, alors que deux autres sont vides. Oreo, le chien, est présent. Une autre personne arrive ensuite et reste devant les paniers pour voir si Oreo fait un quelconque signal, ce qui se produisit de manière très précise.

Ceci ne s’est pas reproduit avec d’autres chiens. Nos pouvons donc conclure que ces compétences présentent de nombreuses variabilités individuelles. Cela signifierait toutefois que les chiens sont capables de recevoir nos informations, mais aussi de nous en transmettre de manière intentionnelle.

compétences sociales du chien

Compétences sociales du chien : cartographie rapide

La cartographie rapide est l’une des compétences sociales les plus intéressantes du chien. L’être humain apprend très tôt le sens des mots. Sa capacité augmente entre l’âge de 12/16 mois (nous avons la capacité d’apprendre en moyenne un mot tous les trois jours) et ses 10 ans (nous apprenons en moyenne 12 mots par jour).

La cartographie rapide est la capacité qui nous permet de résoudre le sens des mots par inférence. Ceci favorise la capacité rapide d’apprentissage et de mémoire, sans répétition ni de pratique.

Diverses tentatives ont été mise en oeuvre dans les années 1980 pour enseigner notre langage à des primates. Des centaines de mots ont pu être enseignés à différentes espèces, mais pas au moyen d’une cartographie rapide. Les chiens ont quant à eux démontré qu’ils pouvaient apprendre le langage grâce à une cartographie rapide. Rico fut le premier à le prouver, à l’Institut Max Planck.

Le maître de Rico contacta l’institut en s’assurant que son chien avait appris 200 mots, uniquement en lui indiquant les objets et en les nommant. Pour montrer que Rico utilisait la cartographie rapide, certains de ses jouets familiers (et dont il connaissait le nom) furent mélangés à de nouveaux objets, dont le nouveau nom lui fut appris.

Rico se souvenait des noms quelques semaines plus tard, sans s’être entraîné à cela. Il était également capable de reconnaître des répliques, des photos ou des images des objets nommés.

compétences sociales du chien

Ces recherches furent ensuite poursuivies. On a alors constaté que différents chiens apprenaient jusqu’à 1 000 mots. Oreo ou Rico ne sont donc probablement pas des animaux aux capacités très différentes de celles du reste de leur espèce.

Compétences sociales du chien : principe d’exclusion

Une autre expérience permit de démontrer que les chiens ont la capacité de mettre en oeuvre le principe d’exclusion. On montra au chien, dans cette expérience, les endroits où il ne trouverait pas la nourriture. L’animal en déduisait alors que cette dernière se trouvait ailleurs. Il fut également démontré que les chiens peuvent déduire par inférence quel objet nous voyons et ceux que nous ne voyons pas.

Des balles se trouvaient derrière une barrière à la fois opaque et transparente. Il leur fut demandé d’en rapporter une. Les chiens eurent tendance à rapporter une balle que eux-même et la personne pouvait voir. Etant de l’autre côté de la barrière, le chien pouvait voir les balles situées derrière la partie opaque et transparente. Le chien choisissait au hasard lorsque lui-même et la personne se trouvaient du côté de la barrière et pouvaient voir toutes les balles.

Phillip, chien formé par Joseph Topel, est un autre exemple intéressant. Joseph Topel n’entraîna pas l’animal à travers la répétition et l’essai / erreur. Il tenta que Phillip imite des actions nouvelles en utilisant l’ordre. « Faits comme moi », disait-il. Et il obtint que Phillip réalise immédiatement de nouvelles tâches par imitation.

Ce type d’expériences permet de renforcer les compétences sociales du chien. Elles permirent de découvrir que ces animaux sont beaucoup plus intelligents que nous le pensons. Que certaines de leurs aptitudes cognitives dépassent celles des cétacés ou des grands singes. N’est-ce pas incroyable ?