Savez-vous d’où viennent les chevaux ?

· 10 novembre 2017

Les chevaux comptent, sans aucun doute, parmi les créatures les plus belles et les plus nobles qui peuplent notre planète. Ayant traversé des millions d’années d’évolution, ils sont les fidèles compagnons des hommes depuis l’aube des temps. Nous vous détaillerons ici les origines des chevaux, ces périssodactyles de la famille des équidés.

Le premier ancêtre des chevaux est apparu durant l’Éocène

Tout semble indiquer que le premier ancêtre du cheval était un petit mammifère qui a vécu durant l’époque de l’Éocène en Amérique du nord et en Europe, il y a 55 millions d’années.

L’Eohippus mesurait de 20 à 40 centimètres de hauteur au garrot et pesait en moyenne cinq kilogrammes et demi. Il avait le dos arqué et possédait quatre doigts aux membres antérieurs et trois aux membres postérieurs, qui se terminaient par des griffes solides.

De plus, ses dents étaient faites pour manger les feuilles tendres des arbustes. Ses yeux étaient placés au milieu de la tête, ce qui les empêchait d’avoir une bonne vision latérale.

Cet animal possèdait la taille et d’aspect semblables à un chien jusqu’à l’Equus ferus caballus actuel. Cette évolution a eu lieu sur différents continents et à propos de laquelle les chercheurs ont du mal à s’accorder.

Les chevaux sont de beaux et nobles animaux qui furent domestiqués par l’homme il y a des millénaires. Nous vous conterons ici ses origines, de l’Eohippus, ressemblant à un chien et né il y a environ 55 millions d’années, jusqu’à l’actuel Equus ferus caballus.

Une évolution qui s’étend sur des millénaires

un jument alezane et son poulain courent dans un pré

Il est avéré que le Mesohippus est apparu il y a 34 millions d’années, durant l’Oligocène. Cet animal était plus grand que l’Eohippus. De plus, le doigt central de ses membres antérieurs était beaucoup plus développé que les deux latéraux.

Durant le Miocène, environ 17 millions d’années avant notre ère, le Merychippus, qui se trouvait en Amérique du nord, a vu sa taille s’accroître et présentait une dentition semblable à celle des chevaux actuels. Ce mammifère possédait des doigts latéraux encore plus atrophiés et le doigt central se terminait en sabot.

Vers la fin de cette période (12 millions d’années), est apparu le Pliohippus, présentant des dents et des membres semblables aux chevaux d’aujourd’hui. Tout tend à prouver qu’on parle ici du premier monodactyle. Ainsi, ces animaux gagnèrent petit à petit de la rapidité pour fuir face aux prédateurs.

Mais il faut attendre le Pléistocène, deux millions d’années plus tard, pour que le cheval commence à ressembler à l’animal que nous connaissons aujourd’hui.

Les hommes et les chevaux, une relation de longue date

Il est important de souligner que ces animaux ont été chassés par les hommes préhistoriques pour leur viande pendant des milliers d’années. La tâche n’était pas toujours facile, ces mammifères pouvant atteindre une grande vitesse. Ils ont donc dû développer des astuces pour les piéger. 

Par la suite, les hommes ont abandonné petit à petit la vie nomade et sont devenus bergers et agriculteurs. C’est à l’âge du bronze qu’ils se sont rendus compte que les chevaux pouvaient, en plus d’être comestible, être d’une grande aide pour réaliser des travaux divers, ainsi qu’un bon moyen de transport.

Avec la domestication du cheval, l’Homo Sapiens a su utiliser leur force et vitesse pour changer son mode de vie. Ce fait semble remonter à 5500 ans dans la partie occidentale de la steppe eurasiatique. Il a ainsi pu étendre sa soif de conquête et de domination jusqu’aux lieux les plus éloignés du globe.

Le cheval, une espèce qui s’était éteinte en Amérique

Un cheval andalou se cabre dans un pré

Enfin, il faut préciser le nombre de chevaux a considérablement chuté durant l’ère glaciaire. Ils avaient totalement disparu du continent américain il y a environ huit mille ans.

Les spécimens qui avaient survécu commencèrent à se répandre de l’Asie jusqu’en Europe et en Afrique. Ils furent réintroduits en Amérique grâce aux conquêtes espagnoles.

La suite de l’histoire est plus connue et il n’y a pas lieu de l’évoquer ici. Nous continuerons à vous donner des informations sur ce merveilleux animal, admiré de tous.