Qu’a fait la Hollande pour devenir le premier pays sans animaux errants ?

· 18 mars 2018

Pouvez-vous imaginer un monde sans animaux errants ? Cela semble utopique, mais pas impossible. Cependant, cela n’est pas facile à réaliser, notamment lorsque l’on sait qu’une bonne partie de l’humanité, en particulier des enfants, vit dans des conditions inhumaines et que beaucoup d’entre eux vivent dans la rue. Face à ce sombre panorama, à quoi peuvent s’attendre les chiens errants ? Cependant, il y a toujours des exceptions. Et aujourd’hui, nous pouvons expliquer comment les Pays-Bas sont devenus le premier pays sans chien abandonné.

Un accomplissement réalisé sans le sacrifice des chiens abandonnés

Mais qu’ont fait les Pays-Bas pour ne pas avoir d’animaux errants ? La première chose que nous devons clarifier, c’est que ce pays a atteint cet objectif sans sacrifice et sans chenil.

Et puis précisons que nous parlons d’un petit pays de 17 millions d’habitants, avec de bonnes conditions économiques, une qualité de vie élevée et des politiques avancées en matière de liberté individuelle et d’environnement.

Il en va donc que si vous avez une bonne partie de votre vie qui est résolue, il n’est pas si étrange de penser que vous pouvez également prendre soin du bien-être des animaux. Mais ça n’a pas toujours été ainsi, évidemment. Nous verrons plus tard pourquoi.

Nous vous racontons comment la Hollande est devenue le premier pays à ne pas avoir d’animaux abandonnés dans ses rues.

Connaître les mesures prises par les Pays-Bas pour empêcher les animaux errants.

Comme dans d’autres domaines, les Pays-Bas ont également joué un rôle moteur dans la protection des droits des animaux. À cette fin, un travail commun a été mené entre les autorités et les particuliers. Par exemple :

  • Les lois ont été durcies. L’abus ou l’abandon d’un animal est passible d’une amende de plus de 16 000 euros et d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans.
  • Des campagnes d’éducation et de sensibilisation ont été organisées pour faire comprendre que la maltraitance des animaux est une pratique aussi grave que possible.
  • Stérilisation massive et gratuite des animaux de compagnie.
  • Taxes élevées sur l’achat d’animaux de race, pour encourager l’adoption d’animaux abandonnés.

Comme vous le verrez, la plupart de ces mesures ont été prises dans de nombreux endroits où le problème de l’abandon et de la maltraitance des animaux n’est toujours pas résolu. C’est pourquoi nous avons souligné que les conditions de vie aux Pays-Bas ont largement contribué au succès de leurs politiques en cette matière.

Les Néerlandais et les chiens, un peu d’histoire

Mais ce n’est pas parce que les Pays-Bas n’ont pas abandonné d’animaux que leur histoire a toujours été heureuse à cet égard. Une enquête menée par « Hondenbescherming », l’Agence néerlandaise de protection canine, en collaboration avec d’autres organisations, révèle comment s’est déroulée la route vers la situation présente telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Au début du XIXe siècle, on estime que dans presque tous les foyers néerlandais, il y avait des chiens. Les classes supérieures, en tant que symbole de statut, avaient des animaux de race comme animaux de compagnie ou de sport. Les classes inférieures, par contre, avaient des chiens croisés, qu’ils utilisaient comme gardiens et pour le travail.

Bien sûr, il y avait aussi beaucoup de chiens dans la rue, abandonnés après qu’ils n’aient plus été utiles à leurs propriétaires. À mesure que la population de chiens errants augmentait, la rage devenait un grave problème. De nombreux animaux errants ont donc été abattus. De plus, des normes ont été établies pour l’utilisation des colliers et des muselières.

Les Pays-Bas et leur long chemin pour devenir un pays sans chien errant

Mais une fois que les phénomènes de rage ont été maîtrisés, l’abattage d’animaux errants est resté monnaie courante. De plus, des mesures regrettables ont été prises, comme la création de taxes sur la possession de chiens. Cette décision a entraîné une augmentation du nombre d’animaux abandonnés par les propriétaires qui ne pouvaient ou ne voulaient pas payer cette taxe.

En 1864, la première agence de protection des animaux est créée. En 1877, le premier asile canin fut ouvert. Les premières peines pour abus sur les animaux datent de 1866. À cette époque, les chiens étaient principalement utilisés pour tirer les charrettes. Cependant, ce n’est qu’en 1962 que l’utilisation des chiens pour cette activité fut complètement abolie.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis. À la fin du siècle dernier, une nouvelle loi sur la santé et le bien-être des animaux a été adoptée, qui est devenue un facteur fondamental pour faire des Pays-Bas un pays sans animaux errants.