L’huile de palme menace également l’Afrique

· 7 décembre 2018
Certaines études estiment qu’il faudra quadrupler la surface de culture de ces arbres d'ici 2050 pour satisfaire la population mondiale, ce qui pourrait constituer un réel problème pour la survie de centaines d'espèces de primates.

L’huile de palme est l’ingrédient à la mode. Il s’agit également d’un parfait exemple de la façon dont les aliments ultra-transformés cachent des ingrédients nocifs pour l’environnement. Et notre santé. L’huile de palme est célèbre pour avoir provoqué la déforestation dans des jungles comme celles d’Indonésie. Elle est désormais présente en Afrique.

Les dangers de l’huile de palme

Nous parlons de l’huile végétale la plus utilisée à travers le monde. Nous ne l’utilisons en effet pas uniquement pour  l’alimentation. Elle est également utilisée dans les produits cosmétiques ou de nettoyage. L’huile de palme provient du palmier africain. 85% des plantations se trouvent néanmoins en Asie du Sud-Est.

La monoculture de palmiers affecte de nombreux animaux, des nouvelles espèces d’orangs-outans aux tigres et aux éléphants. L’alerte sociale est donc extrêmement forte. Ce d’autant que l’huile de palme pourrait être très nocive pour la santé humaine.

L’huile de palme ne menace par ailleurs pas seulement la faune asiatique. Cette plante d’origine africaine revient en effet depuis quelques années sur son continent d’origine sous la forme de nouvelles monocultures afin de répondre à la demande internationale.

La culture de cette huile suppose l’incinération de centaines de kilomètres de forêt. Dans le but de pouvoir démarrer la monoculture de palmiers. Ces forêts linéaires et cultivables ne possèdent qu’une seule espèce de plante. Elles n’ont donc aucune valeur écologique. Et que peu de vie.

L'huile de palme

L’Afrique, prochain objectif de l’huile de palme

La société semble de plus en plus consciente des dangers inhérents à l’utilisation de ces huiles. Les étude récentes montrent néanmoins qu’il sera nécessaire de quadrupler la superficie de culture de ce produit d’ici 2050.

Cette expansion se produirait principalement sur le continent africain. Une étude de l’Université de Clark montre par ailleurs que la conservation des primates d’Afrique est incompatible avec la culture de l’huile de palme.

Nous avons déjà pu constater ces derniers mois de quelle manière les intérêts commerciaux affectaient ces animaux. Des informations telles que celle relative au plus ancien parc national d’Afrique s’ouvrant au pétrole génèrent des craintes quant aux perspectives d’avenir d’espèces telles que le gorille des montagnes.

Selon cette étude, près de 200 espèces de primates africains seront affectées par l’expansion de l’huile de palme. Fait intéressant, les chercheurs constatèrent que seulement 9% du continent africain est propice à cette culture.

L'huile de palme

Uniquement de l’huile de palme ?

Il convient ici de rappeler que de nombreuses entreprises changent l’huile de palme pour d’autres produits. Elles tentent ainsi de ne pas être affectées par la vague d’indignation croissante face à certaines images. Comme celles d’un orang-outan affecté par ces cultures.

Ces huiles sont néanmoins souvent remplacées par d’autres produits tout aussi nocifs et nuisibles à l’environnement. Il s’agit par exemple d’autres huiles végétales responsables également de la déforestation.

Les produits transformés utilisent largement ces ingrédients nocifs pour la faune. Ils passent en outre inaperçus parmi des dizaines d’autres ingrédients. Des produits à base de viande ou même des fruits et légumes, tels que les avocats ou les fraises, peuvent par ailleurs venir de milliers de kilomètres. Ou constituer une menace pour des parcs comme Doñana. Le problème ne concerne donc pas uniquement l’huile de palme.

L’idéal est donc de recourir à des produits frais produits, issus de nos villes. Nous bénéficierons alors d’une meilleure alimentation tout en protégeant l’environnement. L’impact sur la nature sera dès lors aussi faible que possible.

La consommation d’huile de palme reste quant à elle inacceptable en raison de la déforestation et des conséquences qui en résultent.