Les îles aux chats au Japon

· 2 octobre 2018
Tashirojima et Aoshima sont parmi les îles les plus connues en ce qui concerne les populations de félins très importantes. La densité de population a atteint six chats par habitant, et ceci est lié aux à l'activité touristique. En effet les touristes viennent sur ces îles et nourrissent les chats.

Sur la côte du Japon, il existe quelques îles qui comptent beaucoup plus de félins que d’habitants humains. Ce sont les îles aux chats. Il s’agit de destinations touristiques très populaires. Cependant, elles ne sont peut-être pas aussi agréables à vivre qu’elles en ont l’air à première vue. Nous vous invitons à visiter Aoshima, l’une des îles aux chats au Japon.

Où sont situées les îles aux chats ?

Aoshima est l’une des îles de chats les plus connues du Japon. Il n’y a que 15 personnes vivant sur l’île et on compte plus de 100 félins. Cette île se situe dans la préfecture d’Ehime, au sud du pays.

Tashirojima, qui accueille environ 10 000 visiteurs par an, est une autre des îles bien connues pour sa population féline. Elle est située dans la préfecture de Miyagi, dans le tiers nord du pays. Elle se trouve beaucoup plus près de la côte qu’Aoshima.

Dans les deux cas, il est nécessaire de voyager en bateau depuis l’île principale du pays. Les voyages dépendent de nombreux facteurs extérieurs (météo, équipement etc), mais les deux voyages durent environ une demi-heure. Les horaires varient en fonction des saisons et de l’afflux de visiteurs. Elles se limitent généralement à quelques excursions quotidiennes.

Comment les îles en sont arrivées à avoir autant de chats ?

La plus grande attraction de ces lieux est l’énorme abondance de chats qui y vivent. Dans le cas d’Aoshima, on estime qu’il y a six chats pour un habitant. Ces animaux dépendent de l’homme pour se nourrir, car l’île ne compte pas assez de proies pour qu’ils puissent chasser. Il sont très dociles et amicaux.

îles aux chats

Ils sont habitués à la présence d’étrangers sur l’île, grâce à l’afflux de touristes en masse. Ils savent poser pour les photographies et amener les touristes à les nourrir. Ils ne sont donc pas comme les félins un peu craintifs que nous trouvons dans d’autres parties du monde.

Les visiteurs qui arrivent à ces endroits trouvent un paysage de carte postale difficile à trouver ailleurs dans le monde. Des centaines de chats sympathiques, faciles à photographier et qui, en plus, demandent à interagir avec les gens.

Les îles aux chats sont confrontées à un dilemme difficile à résoudre. La présence de touristes, qui nourrissent les chats, a permis à leur population de se développer de manière incontrôlable. Cependant, les touristes ne fournissent pas assez de ressources économiques ou humaines pour maintenir cette population en bonne santé, stérilisée et bien nourrie.

Les soigneurs sur les îles aux chats

Des maladies communes mais faciles à traiter infectent bon nombre de ces chats. C’est ce qu’affirment la majorité des gens qui viennent en visite. Les infections les plus fréquentes sont les infections respiratoires et oculaires. Bien qu’il existe des blessures, des problèmes de peau et de nombreux autres problèmes qui découlent de ces premiers problèmes.

En outre, personne ne s’est chargé de la stérilisation des chats qui y vivent.  De sorte qu’ils continuent de naître sans interruption. En effet, la population féline dans les îles aux chats continuera de croître dans les années à venir.

Depuis quelques années, des groupes de volontaires qui ne résident pas dans les îles s’y déplacent pour soigner les animaux. Ils ont lancé un modeste projet CSR (Capture, Stérilisation et Relâche). Malgré leurs efforts, leurs moyens économiques ne suffisent pas pour s’occuper de tous les chats qui vivent dans ces lieux.

îles aux chats

Lorsqu’on lui a demandé comment améliorer la qualité de vie de ces félins, l’un des visiteurs de ces lieux a déclaré dans un magazine pour lequel il faisait un reportage:

« Il s’agit d’un problème complexe qui n’a pas une solution unique. Lors de notre visite, nous avons appris que nous devons être conscients de l’impact de notre présence dans les destinations touristiques où il y a des animaux. « 

L’impact du tourisme

De fait, dans ces îles, la présence d’étrangers qui apportaient de la nourriture avec eux a permis aux populations de chats de se développer jusqu’à ce qu’elles deviennent une attraction touristique en elle-même. Plus le nombre de personnes visitant l’île est élevé, plus les chats ont accès à la nourriture et continuent donc à se reproduire.

Cependant, la présence de personnes sur les îles aux chats n’apporte pas de garantie. Particulièrement sur la santé de ces animaux, le contrôle d’hygiène des lieux où ils vivent et les soins vétérinaires. C’est un cercle vicieux dans lequel, si le tourisme disparaît, les chats cesseront d’avoir de la nourriture. D’un autre côté si on ne contrôle pas rapidement le tourisme, les chats continueront à se multiplier à une vitesse folle.

Aoshima et Tashirojima ne sont pas les seuls endroits où ce phénomène se produit. On recense plus d’une douzaine d’îles dans la même situation uniquement au Japon. Il existe d’autres destinations touristiques dans lesquelles des populations de singes ou de mouettes, par exemple, ont commencé à croître rapidement en raison de l’abondance de nourriture.

Les touristes qui visitent ces destinations doivent être conscients de l’impact de leur présence dans n’importe quel endroit dans le monde. Il est possible de faire du tourisme responsable et écologique. De profiter des merveilles de la flore et de la faune de notre planète sans avoir d’impact négatif ou tout du moins le limiter.