Gavel, le chiot qui ne pouvait pas devenir chien policier car il était trop mignon

· 23 février 2018

Afin de servir la communauté, les chiens doivent répondre à certaines caractéristiques d’un point de vue personnalité. C’est pour ça que Gavel ne pouvait pas devenir chien policier… Car il était trop mignon ! Cette histoire s’est déroulée en Australie et nous vous en parlons un peu plus bas.

Gavel : de policier à chien de compagnie

Quand Gavel était un chiot, il a rejoint la police de l’État du Queensland, en Australie. L’objectif était d’en faire un atout pour l’État et la communauté, selon les forces de police locales.

C’est en mai 2016 que ce berger allemand de quelques mois est apparu sur les photos avec ses camarades de classe et d’autres êtres humains lorsqu’ils ont été décorés pour leur bravoure par le gouverneur, Paul de Jersey.

Pendant ce temps, il était dressé pour devenir chien policier. Durant la première nuit à l’Académie, les officiers se rendirent compte que l’animal était malheureux. Il préférait accueillir les gens plutôt que de recevoir des ordres. Son charme et sa popularité ont fait de lui la personnalité la plus célèbre de l’académie. Et parce qu’il était trop amical avec les visiteurs… son travail de policier n’était pas assuré.

Par la suite, la décision fut prise de lui confier un rôle plus à sa mesure. En février l’année passée, il est devenu le chien des cérémonies de l’État. Depuis lors, sa tâche a été de « saluer les visiteurs et les touristes de la maison du gouvernement du Queensland », ce qu’il a fait avec plaisir, bonheur et amour.

Comment dresser un chien policier ?

Depuis des siècles, les chiens sont utilisés comme armes de chasse ou de guerre, pour contrôler, maîtriser et intimider les gens. La première institution à dresser des chiens fut l’armée américaine pendant la guerre de Seminole avec les Natifs Amérindiens (1835-1842).

Le premier corps de police canine officiel est apparu au début du XXe siècle. Les chiens ont été dressés à Gand, en Belgique. Cette pratique a ensuite été étendue à d’autres pays comme la Hongrie, la France, l’Allemagne et l’Autriche. L’armée de ces nations a su reconnaître le potentiel de cet animal.

En 1911, sur les terres allemandes, il y avait environ 400 commissariats de police équipés de chiens spécialement dressés. Le recours à un groupe spécial s’est accéléré au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, le titre populaire pour les appeler était « corps K9 » (un homophone de « canine »en anglais).

Le berger allemand, la race parfaite pour la police

Les bergers allemands étaient considérés comme une race d’élite faisant partie des forces de police en raison de leurs caractéristiques et de leur personnalité. Lorsqu’elle attaque, ses incisives supérieures et inférieures se transforment en véritables ciseaux qui extraient les morceaux de chair. Les plaies s’infectent rapidement et les cicatrices sont permanentes.

Les officiers sont chargés d’entraîner les chiens à devenir leurs compagnons de mission. Selon le type d’enseignement, l’animal peut être en patrouille antidrogue, à la recherche d’armes, de personnes disparues, etc.

Dans un premier temps, le chien doit être de grande taille (c’est la raison pour laquelle les bergers allemands ou dobermans sont plus courants). Il doit aussi avoir un bon odorat. La plupart d’entre eux sont des mâles et ne sont pas stérilisés. Il faut également que la recrue possède une personnalité dynamique et sociable.

Gavel allongé aus sol avec des visiteurs

Les règles de base de l’obéissance doivent être respectées sans aucune considération : ne pas bouger, rester allongé, s’allonger, rapporter un objet, aller chercher quelque chose, etc. Il devra avoir une confiance aveugle envers son propriétaire ou son entraîneur.

Un autre aspect qui ne peut pas manquer chez un chien policier est l’agilité. Il doit sauter, ramper et chercher des objets le plus rapidement possible. Il doit également monter et descendre les escaliers sans aucun problème.

Pendant son dressage, le chien est exposé à différentes expériences. Il est familiarisé avec les bruits forts, le tumulte, la circulation, etc. Puis on lui apprend à détecter les drogues, les substances illégales ou les bombes. Quand c’est le cas, on lui offre une récompense. Il sait alors que lorsqu’il reniflera quelque chose d’illégal, il sera récompensé.

Si vous n’êtes pas policier, vous ne pouvez pas dresser votre chien de cette façon. Bien qu’il soit nécessaire pour lui de vous obéir, d’être agile et habitué aux bruits, ce n’est pas votre travail de détecter les substances ou les drogues si vous n’êtes pas en service. Il s’agit donc d’un dressage bien différent pour les chiens policiers et nos chiens de compagnie.

Source des images : www.cambiodigital.com.mx et cnnespanol2.fichiers.wordpress.com