Espèces endémiques : quelles sont-elles et quels avantages présentent-elles ?

· 2 mai 2019
Les espèces endémiques sont d'une grande importance pour l'écosystème, mais aussi très vulnérables en raison de leur "isolement" dans des zones éloignées des continents.

La distribution des espèces endémiques est limitée ; en effet, on ne peut les trouver – du moins de manière naturelle – ailleurs dans le monde. Dans cet article, nous vous présenterons quelles sont leurs caractéristiques et leurs avantages.

En savoir plus sur les espèces endémiques

On utilise le terme « endémisme » aussi bien pour parler des animaux que des plantes afin de définir les espèces dont la distribution se réduit à un lieu spécifique, comme par exemple une île ou un désert.

Lorsque l’on parle d’espèces endémiques, en réalité on fait référence à celles que l’on peut trouver de manière naturelle uniquement dans une région, un pays ou un écosystème bien précis.

L’endémisme peut être présent dans tous les espaces naturels que nous connaissons. Comme par exemple au sommet d’une montagne. Sur une îls. Dans un pays, une jungle, un lac ou un désert. Le concept s’applique à des espèces, mais aussi à des sous-espèces, des genres ou des familles animales ou végétales.

espèces endémiques d'Australie

Les îles sont le lieu « parfait » pour les espèces endémiques, en raison de leur isolement. Par exemple, l’Australie n’a pas été en contact avec le reste de la planète pendant des millions d’années. C’est pourquoi elle compte une faune et une flore exclusives et différentes.

Un autre des exemples emblématiques de ces espèces sont les îles Galapagos, l’archipel d’Hawaï et les îles Canaries. Toutes sont d’origine volcanique et n’ont jamais été en contact avec un quelconque continent. Y vivent des espèces que l’on ne peut trouver nulle part ailleurs. Comme par exemple la tortue géante des Galapagos, la chauve-souris cendrée ou le pinson bleu des Canaries.

espèces endémiques d'Australie

L’importance des espèces endémiques

Plus la zone qu’elles peuplent naturellement est petite, plus elles risquent de souffrir de changements dans leur population et de réduction de leur taux de survie. Ou encore d’être victimes de chasse furtive. Autrement dit, elles sont plus vulnérables de s’éteindre.

De plus, les espèces endémiques sont assez sensibles aux changements dans leur habitat, tels que la taille de la forêt ou la création de barrages.

Aujourd’hui, la distribution de ces animaux a changé en raison de l’action de l’Homme. Ce dernier a en effet déplacé des spécimens dans différentes zones du globe. Que ce soit pour en faire des animaux de compagnie. Pour les installer dans un zoo. Ou pour en étendre le développement à d’autres latitudes.

Il est important de conserver ces espèces car leur représentation est limitée à un certain environnement et que leur disparition implique leur perte.

Elles ont su s’adapter à l’habitat où elles vivent et elles y jouent d’ailleurs un rôle spécifique. En plus de faire partie d’un réseau trophique qui se verrait altéré par leur disparition. Autrement dit, par exemple, si un reptile mange un oiseau et que la race de ce dernier s’éteint, la population du premier proliférera de manière inattendue et plus importante que ce dont a besoin l’écosystème.

Nous devons aussi prêter attention à une situation qui s’est répétée assez souvent au cours du siècle dernier : l’incorporation d’espèces dans certains écosystèmes. Ces dernières détruisent la chaîne alimentaire et génèrent des dégâts au niveau de l’écosystème lui-même.

Cette introduction – qui peut être intentionnelle ou accidentelle – altère la relation et la symbiose qui existent sur un territoire. Elle affecte aussi principalement les espèces endémiques. En effet, elles ne sont pas habituées au contact ou même aux maladies que peuvent transmettre les spécimens récemment implantés.

S’il est certes nécessaire de protéger tous les animaux, il est d’autant plus important de veiller à la survie des espèces endémiques. En effet, elles ne se trouvent pas partout dans le monde. Elles sont plus fragiles que le reste – que les espèces que l’on peut trouver à d’autres latitudes – et réellement importantes pour leur écosystème. Elles n’ont pas de remplaçants, alors prenons-en soin !

 

  • Guerrero, A. M., & Tye, A. (2011). Native and introduced birds of Galapagos as dispersers of native and introduced plants. Ornitologia neotropical. https://doi.org/10.1038/sj.hdy.6800101