En Arabie Saoudite vous risquez la peine de mort pour avoir un chien à la maison

· 20 août 2018
Comme nous l'avons déjà montré sur Mes Animaux, il est parfois difficile de comprendre les raisons de certaines actions ou coutumes des sociétés très différentes des nôtres.

Et si viennent s’y ajouter les interprétations religieuses, c’est encore pire. C’est pourquoi le fait qu’en Arabie Saoudite vous risquiez la peine de mort pour avoir un chien à la maison frôle l’incompréhension.

Vivre en Arabie Saoudite et avoir un chien à la maison peut vous voûter la vie

Source de l’image: ayayay.tv

D’après les autorités de la Commission pour la Promotion de la Vertu et la Prévention du Vice -quel titre !-, les personnes qui partagent leur foyer avec un chien encourent  la peine capitale.

Cette espèce de police religieuse tolère la possession de chiens uniquement dans les cas suivants:

  • Chasser
  • Surveiller le bétail et les cultures
  • Sruveiller les résidences qui ne peuvent être surveillées autrement (mais toutes les « écoles » n’admettent pas ce point)

Il est donc clair qu’on ne peut avoir de chien pour « se divertir et jouer« . Et encore moins les laisser entrer dans le foyer.

En Arabie Saoudite, la Commission pour la Promotion de la Vertu et la Prévention du Vice a décidé qu’une personne peut être condamnée à mort si elle a un chien à la maison.

Les chiens sont considérés comme impurs selon certaines interprétations du Coran

Cette décision, qui aux yeux des occidentaux frôle le délire, est mise en place pour s’ajuster aux préceptes donnés dans le Coran au sujet des chiens. Même si toutes les « écoles » ne l’interprètent pas de la même façon.

Tout semble indiquer qu’à l’époque préislamique, les arabes cohabitaient sans grande difficulté avec les chiens. Le problème a commencé sous Mahomet. Et s’est poursuivi avec les interprétations qui ont été faites de ses paroles et actions envers ces animaux.

Le problème étant que selon ces conceptions extrêmes, les chiens apparaissent comme des êtres « impurs ».

Le problème vient, surtout, du contact avec la salive de l’animal. Nous savons bien combien les chiens aiment nous lécher. On dit aussi que si un chien lèche un récipient, il faut laver ce dernier 7 fois. La première fois avec de la terre.

Chiens et femmes, victimes de positions extrêmes dans le monde musulman

La vérité c’est que, avec un minimum de raisonnement, il est assez incompréhensible que l’on prenne de telles décisions. Nous essayons de vous expliquer qu’en Arabie Saoudite avoir un chien à la maison peut vous coûter la vie.

Pourtant, ce sont des choses qui arrivent quand des interprétations religieuses deviennent extrêmes, et en plus, ont la loi pour elles par cette association entre les autorités religieuses et politiques qui gouvernent certains de ces pays.

Et en y réfléchissant bien, que peuvent espérer ces pauvres chiens dans des sociétés où -la plupart du temps- les femmes manquent des droits minimums et courent le risque d’une lapidation sous n’importe quel prétexte.

Mais ne crions pas si vite au scandale. En effet, l‘occident aussi a eu et a toujours ses travers. Vous rappelez-vous les bûchers de l’inquisition ? Et que dites-vous des tortures dans les prisons nord-américaines installées hors de leur territoire ? Certaines d’entre elles servaient à intimider des détenus musulmans avec des chiens.

Chiens et musulmans en Occident

Et que se passe-t-il pour les musulmans qui vivent de ce côté du monde, dans des sociétés qui, dans la plupart des cas, considèrent les chiens comme des membres de la famille ?

On trouve de tout, comme en pharmacie. Mais les positions extrêmes ne manquent pas. Et elles aboutissent même à des disputes avec des gens qui doivent se déplacer avec leur chien d’aveugle dans les transports si le chauffeur pratique cette religion.

Il existe aussi des présentations d’associations islamiques dans beaucoup de régions où la communauté arabe est nombreuse, pour limiter l’accès des chiens à des lieux publics déterminés. 

Ce qui est sûr c’est que dans une société où les chiens ont toujours plus de droits, ces questions, par chance, trouveront peu d’écho.

Et d’autre part, souvenons-nous des paroles de l’ancien président uruguayen José « Pepe » Mujica après avoir reçu des réfugiés de la prison de Guantánamo: « Vous ne pouvez pas venir chez autrui, avec une culture différente, en voulant imposer votre credo ».