Découvrez comment les ComeDogs tentent de venir en aide aux chiens errants d’Equateur

6 août 2018
« Le chien errant a soif et faim : qui va le nourrir ? » C'est cette question qui est à l'origine d’une magnifique initiative dans la ville de Quito en Equateur : les ComeDogs.

Les ComeDogs de Quito

Source : ComeDog Project Facebook

Les premiers ComeDogs ont été installés dans le terminal d’autobus de Quitumbe. Il s’agit de boîtes en bois dans lesquelles de l’eau et de la nourriture pour chiens sont entreposées. Leur but : nourrir les chiens les plus démunis. 

Les ComeDogs ont commencé à se mettre en place il y a un an. Petit à petit, de plus en plus de chiens sont arrivés. Jusqu’à atteindre le nombre de 40.

Les chiens et les voyageurs étaient bien habitués à la présence de ce dispositif et il n’y avait aucune plainte de la part des passants.

Cette très belle idée venait  de la Fondation d’Isabela, un refuge animalier en Equateur qui lutte jour après jour pour aider les chiens errants.  Conscients qu’ils ne peuvent pas mettre fin au problème, cela ne les empêche pas de faire tous les efforts possibles pour essayer d’aider ces chiens au quotidien.

Mais tout le monde peut aider puisque les passants et les habitants peuvent déposer de la nourriture et de l’eau s’ils le souhaitent, ou encore laisser un peu d’argent pour aider à l’achat des croquettes.

Les ComeDogs, la maison du chien errant

Depuis l’année dernière, lorsque ces mangeoires ont été installées, les chiens se sont habitués à se rassembler sur la pelouse près du terminus d’autobus en attendant que Yolanda Alvarado vienne leur servir de la nourriture.

Ils sont couchés au soleil, tranquilles et paisibles, insensibles aux bruits de pas et des voyageurs. Ils ne bougent que lorsque le meilleur moment de la journée arrive, selon eux : la soupe de Yolanda… Son odeur est la seule chose qui attire l’attention des chiens et les fait bouger.

Qui est Yolanda Alvarado ?

C’est une dame qui, selon son propre récit, a été élevée pour éprouver un grand amour pour les animaux et elle le prouve : puisque les dons ne suffisent pas pour nourrir ces quarante chiens, elle paie de sa poche environ 300 dollars par mois.

Cela ne comprend pas le coût des taxis et du transport pour tout emmener au terminal, les médicaments en cas de besoin et aussi tout le temps qu’elle investit pour ces chiens. Il ne fait aucun doute que Yolanda est une personne au grand coeur. 

La fin des ComeDogs

Un chien dans la rue

Mais malheureusement l’Entreprise Métropolitaine Publique de Mobilité et Travaux Publics (EPMMOP) a décidé de retirer ces ComeDogs malgré de nombreuses réclamations des passants et habitants.

Selon l’EPMMOP, cette décision n’a pas été prise à la légère, mais sur la base de données techniques démontrant l’insalubrité générée par la présence de ces animaux dans la région.

D’autre part, ils se sont basés sur les raisonnements suivant :

  • Les distributeurs ne devraient fonctionner que s’ils sont surveillés. Pourquoi ? L’auteur de l’idée, Fernando Arroyo, coordinateur du Centro de Gestión Zoosanitario Distrital de Quito Urbanimal, ne l’a pas expliqué.
  • Si les propriétaires savent qu’il y a un endroit où leurs animaux seront nourris, leur conscience ne leur causera pas autant de remords quand il s’agira de les abandonner et, par conséquent, l’abandon des animaux augmentera.
  • Un autre problème qu’ils constatent, c’est que leur alimentation favorise la reproduction des animaux, qui ne sont normalement pas stérilisés et qui peuvent entraîner des maladies. Vaudrait-il mieux les laisser mourir ? se demandent les amoureux des animaux. Il n’y a pas eu de réponse. Cette décision de l’EPMMOP a provoqué un grand remue-ménage et a attristé tous les amoureux des animaux.

Une belle initiative avec une fin malheureuse. Dommage pour les chiens errants de Quito qui sont retournés à leur triste routine.

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