Mon chien n’est pas mon fils, mais je suis sa mère

· 18 janvier 2018

Prendre soin et donner de l’amour sont des aspects fondamentaux d’une personne responsable. Cependant, les spécialistes mettent en garde contre les dangers d’une humanisation excessive des animaux de compagnie. Nous allons passer en revue maintenant quelles sont les raisons pour dire : « mon chien n’est pas mon fils ».

L’origine de ce sentiment

Certains experts affirment que le concept de sensibilité animale se pose lors du romantisme. Il est censé être lié à la revendication d’élargir les droits et de fonder une autre classe d’éthique moins « exclusive ».

D’autres affirment que l’humanisation des animaux de compagnie est un signe clair de la transformation du concept de famille. D’une part, il est attentif à l’individualisme de notre époque, où la mascotte apparaît comme le lien de l’union familiale.

D’autre part, il révèle la difficulté humaine de communiquer et d’exprimer des sentiments. Dans le contexte d’une crise éthique, la rupture du sentiment de confiance conduit à considérer les chiens comme plus purs que les êtres humains.

Auteur : Wagner Cezar

Pour beaucoup de maîtres passionnés, cela semble poétique. Mais ne pas reconnaître le fait que « le chien n’est pas mon fils » peut être caractéristique d’un animal maltraité.

Pourquoi devrais-je comprendre que mon chien n’est pas mon fils ?

Tout d’abord, il faut percevoir que lorsqu’un chien est humanisé, ses caractéristiques spécifiques ne sont plus respectées. Chaque espèce a ses propres besoins, car son organisme n’est pas égal à celui de l’homme. En plus des mauvaises habitudes, cela peut entraîner des problèmes de santé.

La nourriture en est un bon exemple. De nombreux propriétaires considèrent qu’il est mignon de partager sa nourriture avec les animaux. Mais en réalité, l’ingestion d’aliments cuits, épicés et/ou industrialisés perturbe gravement l’estomac de l’animal.

Vêtements, accessoires et compléments

Un autre exemple est la prolifération des vêtements et des chaussures pour animaux de compagnie. Cela peut paraître beau, mais ce n’est pas recommandé pour l’organisme de l’animal. Mettre des baskets sur les pieds de votre chien bloque la transpiration et empêche tout contact avec le sol. Elles enlèvent le rôle fondamental innée de cette région, altérant sa nature.

L’humanisation excessive cause également des problèmes de comportement et/ou de tempérament. Timidité, agressivité, aboiement excessif, hyperactivité et comportement de « maître chanteur ». Tous sont des exemples clairs de comportements indésirables qui découlent de la création humanisée.

D’autre part, l’absence de frontières entre les humains et les animaux peut nuire à l’équilibre psychologique des humains.

Mon chien n’est pas mon fils. Éducation et discipline

Une éducation et une discipline correcte apprennent au chien à mieux vivre avec les gens et les autres animaux. Le processus de socialisation réduit la probabilité de comportement agressif. Surtout en cas de conflit territorial.

Au contraire, l’humanisation et l’élevage irresponsable tendent à alimenter le sentiment de possessivité. Il en résulte des accidents domestiques avec des personnes et/ou des animaux domestiques. Le chien non socialisé a tendance à s’isoler soi-même et de son maître pour exercer un contrôle sur son territoire.

De plus, le manque d’interaction et de cohabitation avec d’autres chiens n’est pas positif pour lui ou pour son propriétaire. Bien que l’interaction entre les humains et les animaux soit possible, elle ne peut remplacer le dialogue et l’apprentissage rationnel.

Et comment obtenir une relation saine avec mon chien ?

La première chose est de comprendre et de vous répéter la phrase : « mon chien n’est pas mon fils ». Ça ne veut pas dire l’aimer moins ou le priver d’affection. Mais ils imposent des limites entre leur espace et votre espace.

Le chien doit être intégré dans le « troupeau » de votre famille. Mais jamais en tant que leader. S’il ne le fait pas, il fera tout son possible pour l’emporter. Y compris la destruction d’objets ménagers et/ou la voie de la violence.

Éducation dès le plus jeune âge

Il est donc essentiel d’apprendre à dire non. Même s’il adopte l’expression la plus tendre sur son visage. Le déni est nécessaire pour éduquer. L’idéal est de commencer le processus d’éducation et de socialisation pendant les 4 et 20 semaines de vie. Les chiots ont le caractère le plus malléable et facile à modeler.

Il est important de lui apprendre des choses de base comme s’asseoir, rester, attendre, répondre à son nom et s’allonger. Vous pouvez aussi lui proposer différentes astuces et le former professionnellement.

Par contre, il est déconseillé d’apprendre au chien à se coucher sur votre lit ou de commander de la nourriture à table. L’animal doit apprendre à respecter les espaces réservés aux humains. Le respect de la vie privée est essentiel dans toutes sortes de relations, y compris avec les animaux de compagnie.

Le renforcement positif est fondamental pour affirmer de bons comportements. Inversement, la violence empêche l’apprentissage chez toutes les espèces. Parce que mon chien n’est pas mon fils, mais c’est ma responsabilité.