Le commerce de fourrures va enfin cesser

· 8 novembre 2018
Pour satisfaire l'industrie de la mode, de nombreux animaux souffrent car on arrache leur fourrure alors qu'ils sont encore en vie. Par exemple, dans un pays aussi civilisé que le Danemark, plus de 17 millions de fourrures en vison sont produites chaque année.

Les fourrures ont servi de vêtement dès les débuts de l’histoire de l’humanité. Cependant, la soif de richesse a abouti à la maltraitance d’animaux au point d’entraîner leur mort afin de satisfaire le désir humain d’ostentation, de luxe et de profit. Mais aujourd’hui nous avons une bonne nouvelle : La fin du commerce de fourrures est imminente.

L’influence des fourrures au niveau mondial

Le commerce de fourrures est devenu une importante source de revenus au niveau mondial. Certains pays occupent le devant de la scène, comme la Russie, la Chine et les pays nordiques : Suède, Finlande, Norvège et Danemark. En Chine, par exemple, on tue 75 millions de chiens, renards, visons et ratons-laveurs dans le seul but d’obtenir leur fourrure.

Beaucoup se justifient en expliquant que « les fourrures ont servi de vêtements dès les débuts de l’histoire de l’humanité ». Néanmoins, nos ancêtres les plus lointains ne tuaient pas ces animaux dans le but d’arracher leur fourrure, et encore moins alors qu’ils sont encore en vie comme ça arrive de nos jours.

Soit nos ancêtres chassaient pour manger et profitaient alors de la fourrure disponible, soit ils attendaient simplement la mort naturelle de l’animal… Mais notre cupidité a atteint des proportions inespérées.

Les Etats-Unis, pionniers dans la cruauté au même titre que la Chine, sacrifient près de sept millions d’animaux chaque année pour satisfaire les desideratas des amateurs de fourrures. Un magazine nommé LAIKA a réalisé un reportage affirmant que ces chiffres seraient bientôt proches de zéro.

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Jo-Anne Mc Arthur, la photographe interrogée, a assuré que « de nombreuses personnes ne savent pas que l’on sacrifie des animaux pour fabriquer leurs manteaux de fourrure« .

Dans l’un de ses travaux, consacré à ce sujet, elle affirme avoir photographié au moins 25 ateliers de fourrures en Europe et au Canada. Et dès qu’elle croise une personne portant de la fourrure, elle ne peut s’empêcher de penser « si tu avais vu ce que à quoi j’ai assisté, tu ne le porterais pas »

Plus d’informations sur le commerce de fourrures

Le Danemark produit plus de 17 millions de fourrures de vison par an. Il est inutile de préciser que cet animal est l’un des plus prisés et recherchés dans ce commerce. Pour en obtenir la fourrure, on élève les visons dans de très petites cages où ils peuvent à peine bouger. Et c’est sans parler de leur mort inévitable pour ‘céder’ leur fourrure à cette industrie.

On les arrache à leur habitat naturel, où ils vivent près de l’eau en solitaires. Par conséquent, se voir amassés dans des fermes hostiles finit par les rendre fous au point de se battre les uns contre les autres et même se dévorer.

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Il ne s’agit là que de quelques informations sur ce commerce présent dans de nombreux pays. Cela explique aussi pourquoi il n’a cessé d’exister jusqu’à maintenant. En effet, l’argent semble être ce qui importe le plus au monde de nos jours.

Nous pourrions parler de ces fermes pendant des heures, des animaux qu’elles abritent et ce qu’ils deviennent. Nous pourrions parler encore des conditions insalubres dans lesquelles ils sont maintenus en captivité, mais l’espace nous manquerait. Dans ce cas, parlons plutôt d’une bonne nouvelle : la fin du commerce de fourrures.

Le commerce de fourrures touche à sa fin

Nous vivons dans un monde dans lequel la cruauté ne fait plus recette et n’est plus tolérable. C’est pourquoi, de nombreux activistes sont sortis dans la rue pour en finir avec ce commerce. Les entreprises ont senti le vent tourner et ont commencé à préparer des propositions et des alternatives évitant à l’animal de souffrir. Cependant, tous ceux qui luttent pour la cause animale savent de façon certaine que c’est impossible.

Comment retire-t-on la fourrure d’un animal ? Soit on l’arrache alors qu’il est en vie, soit on le tue, comment peut-on éviter cette souffrance ?

Des entreprises de renom comme Giorgio Armani ont déjà annoncé qu’elles renonçaient à l’utilisation de fourrures dans leurs collections. Et force est de constater que c’est effectif depuis deux ans. Calvin Klein, par exemple, a déclaré il y a déjà deux décennies que l’usage de fourrures était inutile et a cessé d’en commercialiser.

Et la liste ne s’arrête pas là. Nombreux sont les créateurs et grandes entreprises qui ne misent plus un dollar sur cette pratique cruelle. Les lois interdisent la maltraitance animale et voici précisément ce que les groupes d’activistes cherchent à montrer au monde entier. Ils passent par la voie légale et tout semble indiquer qu’à divers endroits du monde les juges tranchent en leur faveur.

En Norvège on a établi un délai de six ans pour fermer toutes les fermes et entreprises de fourrure du pays. Et ce n’est que le début car la fin du commerce de fourrures est imminente !